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Nationale

Hommage et conférence

Hommage et conférence

Le professeur Brahim Brahimi, ancien directeur de l’Ecole nationale de journalisme a présenté une communication à l’université Yahia Farès à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, en présence d’un aréopage d’étudiants, d’enseignants et de responsables locaux.

Prenant pour thème « Les enjeux actuels de la communication à l’ère de l’ouverture du champ médiatique » le professeur Brahim Brahimi, a situé les difficultés pour nos pays, en disant que les enjeux ne sont pas faciles dans nos contrées et même dans les pays développés où la culture du temps « comme exprimé par Régis Debray a toujours été dominée par « la culture de l’espace » exercée par l’hégémonisme américain.

Pour contrer la domination américaine, les européens et les japonais ont misé sur la création de chaînes thématiques : ARTE, Histoire, pour les premiers, la B.D (bande dessinée), en ce qui concerne les seconds.

De l’avis de l’orateur, ces émissions n’ont pas entièrement réussi à réduire la concurrence imposée par les Etats-Unis, car le pouvoir de l’argent est terrible ! Ce qui a conduit, à ce propos, les canadiens à parler de l’erreur américaine dont « l’objectif premier de leur télévision est de gagner de l’argent et non pas de jouer le rôle assigné aux médias consistant à informer, éduquer et distraire. »

Evoquant l’expérience de l’Algérie dans le domaine, l’intervenant dira que la situation est difficile parce que toute stratégie en matière de communication doit être appréhendée en tenant compte des facteurs liés à l’environnement national, régional et international, eu égard à la faiblesse de la production culturelle nationale.

Ceci devra amener à passer à tout prix à la 2ème République, parce que le développement de la presse dépend du développement culturel et institutionnel et dans une autre mesure des moyens financiers à mobiliser pour ce faire.

Il ya lieu de souligner qu’ « il ne faut pas négliger le rôle des médias même si nous savons, comme l’a démontré Louis Lazarfield, dans son ouvrage « Personnal influence », publié en 1953, ce sont les leaders qui influent le plus sur l’opinion. »

Dans cet esprit, il faut adopter une nouvelle définition du service public : l’Etat doit jouer un rôle régulateur en aidant les minorités culturelles et religieuses, et plus particulièrement la presse destinée à la jeunesse, le folklore, etc.

Pour sa part, l’association « La plume libre » des journalistes et correspondants locaux de Médéa a rendu un hommage appuyé au journaliste et poète M’hamed Aoun, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la liberté d’expression.

Le poète, dont la biographie et les publications figurent dans un grand nombre d’anthologies de la poésie algérienne, a commencé l’aventure poétique au moment où l’Algérie venait de connaître une nouvelle page de résistance contre l’envahisseur. Publiant des poèmes dans des publications diverses, c’est dans la revue Affrontements, propriété d’une organisation ouvrière qui soutenait l’indépendance de l’Algérie, que ses premiers poèmes sont portés à la connaissance du public.

Ce fut par la suite au tour de la revue dénommée Courrier de la Méditerranée, qui se proposait de livrer des réflexions devant faciliter le rapprochement des peuples des deux rives, de publier quelques-uns de ses poèmes. Après l’indépendance du pays, plusieurs journaux et revues (dont El Moudjahid, El Djeich, Le Chroniqueur) l’ont fait découvrir au public en lui ouvrant leurs colonnes.

Les anthologies consacrées à la poésie algérienne de Denise Barra, Jean Dejeux, Mustapha Toumi, Madjid Kaoua font référence au poète Aoun et soulignent le caractère prolifique du verbe et de l’utilisation des symboles pour décrire les situations concrètes traversées par l’Algérie.

Né en 1927 à Aïn Bessem, il fit des études à Aumale (Sour El-Ghozlane) qu’il dut interrompre en 1944 pour se livrer à des activités politiques en militant dans le mouvement du Manifeste algérien et, par la suite, dans des organisations clandestines tels le PPA et le MTLD.

Poursuivi par la police, il fuit vers la Tunisie où il s’inscrit à la Zeïtouna de Tunis pour apprendre les rudiments de la langue arabe, côtoyant des étudiants qui deviendront plus tard des responsables politiques du pays, tels que Mehri, Mouloud Kacim, etc.

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