-- -- -- / -- -- --
Nationale

Hommage aux «martyrs pour que vive l’Algérie»

Hommage aux «martyrs pour que vive l’Algérie»

Une journée d’étude a eu lieu hier à Hussein Dey au siège de l’Organisation de la continuité des générations pour commémorer le soixantième anniversaire de l’éxecution le même jour de trois valeureux chouhada, Mohamed Bournane, Abderahmane Kab et Chafik Mezzi.

Tous trois étaient âgés à peine d’une vingtaine d’années et ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes, jusqu’à leur précieuse vie pour la liberté de l’Algérie.

Avec la participation de Ali Agouni, responsable du Parti du peuple algérien compagnon de Messali Hadj, et de Djilali Belgheliem, président de l’Organisation de la continuité des générations, cette rencontre sur la guerre de libération nationale a été animée par les historiens, chercheurs et universitaires, Dahou Djerbal, Mountasser , Mustapha Nouicer.

Le grand moudjahid Arezki Basta et le président de l’association des anciens condamnés à mort, Boudina, ont aussi apporté, avec les familles des illustres disparus, leur contribution à cette journée.

La salle était pleine d’anciens moudjahidine dont certains sont venus de lointaines wilayas. Les témoignages étaient émouvants, surtout ceux exprimés par les familles de ces trois chouhada. « Les forces coloniales sont venues la nuit pour arrêter mon frère Mohamed.

Nous avons caché dans notre maison à La Casbah une grande quantité d’armes destinées aux moudjahidine de l’intérieur du pays. Mon frère Mohamed est parti pour ne plus revenir, nous l’avons revu à la prison de Serkadji, il avait perdu toute sa santé, victime d’horribles tortures », témoigne Fatma-Zohra Bournane, la sœur du chahid, elle-même très active au service de la Révolution.

Leur mère Aïcha, native de La Casbah et qui a vécu jusqu’à l’âge de 106 ans, a supporté avec courage et stoïcisme l’exécution de son fils militant du MNA, exhortant son fils Sid Ali à rejoindre le maquis et qui est tombé au champ d’honneur sous la bannière du FLN.

La mère Aïcha a donné cinq de ses fils pour l’indépendance de l’Algérie. « Notre organisation soutient et fait revivre tous les moudjahidine qui ont combattu de 1954 à 1962, quelle que soit leur appartenance politique ou idéologique et même les étrangers », souligne Djillali Belgheliem.

C’est le même avis des intervenants, dont l’ancien officier Hamoud Guertal, qui ont lancé un appel à la reconnaissance de tous les moudjahidine qui ont combattu le colonialisme les armes à la main de 1954 à 1962. « 9 octobre 1957, 9 octobre 2017.

Nous nous sommes rendus ce lundi 9 octobre à El Alia pour nous recueillir sur la tombe des trois chouhada. Nous avons choisi le 14 octobre pour plus de commodités afin de commémorer ce triste anniversaire par une journée d’étude », a précisé Ali Agouni.

Quant à Arezki Basta, déjà l’auteur d’un livre sur la guerre de libération nationale, il a en projet la réalisation d’un film pour mieux fixer et tirer de l’oubli les épisodes héroïques de cette glorieuse épopée, fierté de notre peuple et de notre nation.

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email