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Culture

Hommage à l’ami de la Révolution algérienne René Vautier

Hommage à l’ami de la Révolution algérienne René Vautier

Dans le cadre de la célébration de la journée du Chahid, la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou a abrité, jeudi dernier, un hommage au cinéaste et ami de la Révolution algérienne René Vautier.

La manifestation organisée par la direction de la culture, en collaboration avec le comité des activités culturelles et artistiques et la Cinémathèque de Tizi Ouzou, a vu une exposition sur la vie et le parcours cinématographique et militant de l’anti-colonialiste français, ainsi qu’une vente-dédicace du livre « Cinéma et guerre de Libération : Algérie de batailles d’images » de l’universitaire et cinéaste Ahmed Béjaoui.

Le chemin du grand ami de l’Algérie a été retracé, en outre, à travers le film d’Ahcène Osmani intitulé « René Vautier, l’homme de la paix », projeté dans la salle du petit théâtre de la maison de la Culture. Dans l’après-midi, une conférence ayant pour thème « René Vautier et les pionniers du cinéma algériens » a été animée par Ahmed Béjaoui et Ahcène Osmani. 

Les conférenciers sont revenus sur le travail de cet homme dont le premier film anti-colonialiste « Afrique 50 », et d’autres productions qu’il avait réalisées ont été censurées et interdites pendant plusieurs années. Ils ont rappelé que ce Français né le 15 janvier 1928, à Camaret-sur-mer, était même condamné par la justice française pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat en 1954, suite à la sortie de son film « Une nation, l’Algérie ».

Le soutien de ce cinéaste à la cause algérienne était tellement grand, indique-t-on, qu’il a réalisé un film en plein cœur des combats entre l’armée française et les moudjahidine, à savoir « l’Algérie en flammes ». Son engagement s’est poursuivi même après l’indépendance, dans la mesure où il est revenu en Algérie en 1962 pour créer le centre cinématographique d’Alger. Une année plus tard, il a réalisé un film sur la révolution algérienne intitulé « Un peuple en marche ».

Son parcours ne s’arrête pas là, puisque le travail de Vautier s’est poursuivi, dédiant d’autres productions à l’Algérie comme « Avoir 20 ans dans les Aurès ». Il entretenait de bonnes relations avec les cinéastes algériens et durant toute sa vie, il n’a cessé de travailler entre son pays d’origine, la France, et l’Algérie qu’il a porté dans son cœur jusqu’à son dernier souffle.

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