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Nationale

Hommage à Chaïb Dzaïr, une martyre de la première heure

Hommage à Chaïb Dzaïr,  une martyre de  la première heure

La librairie centrale de l’ANEP, située avenue Pasteur, porte le nom de Chaïb Dzaïr. Tout le monde sait que c’est une martyre mais beaucoup ignorent son parcours héroïque durant la guerre de libération nationale.

Avant-hier, une rencontre a été organisée dans le cadre des rendez-vous intellectuels habituels au sein de cette librairie, animés par Sid Ali Sekhri. L’invitée a été la scénariste et écrivaine Zoubida Maâmria qui la connaissait, et a écrit un recueil de nouvelles intitulé Kaleidoscope, relatant une mémoire de guerre.

Chaïb, c’était son nom de famille et Dzaïr, son prénom. Elle portait ce prénom comme pour symboliser son profond dévouement et son attachement viscéral à son pays, à son identité, à l’ensemble du peuple algérien. Au déclenchement de la guerre de libération nationale, Chaïb Dzaïr n’avait qu’une seule idée en tête et qui était sa raison de vivre, celle d’être exclusivement au service de l’Algérie, en guerre contre l’oppression coloniale.

Cette noble mission a été sa ligne de conduite jusqu’à ce sinistre jour du 19 novembre 1955, soit il y a, jour pour jour, 61 ans que Chaïb Dzaïr, dont la maison qui abritait les moudjahidine a été repérée, est tombée au champ d’honneur sous le feu d’une mitraille croisée.

Elle était âgée à peine d’une vingtaine d’années. Son village porte le nom de Mdjaz Sfa. Ce bourg est situé à quarante kilomètres de Souk Ahras. « Ce petit village agricole est encore dans sa forme première.

Il n’a subi aucun changement ni développement », souligne Zoubida Maâmria qui lance un appel aux autorités locales pour sa réhabilitation en lieu de mémoire avec une stèle en hommage à cette héroïque moudjahida. Zoubida Maâmria invite les médias à se rendre à ce village, témoin de la lutte déterminée que le peuple algérien a menée contre le colonialisme.

C’est aussi démontrer que ce combat libérateur est celui de toutes les régions du territoire national et que les femmes moudjahidate de l’Algérie profonde y ont fortement contribué, apportant leurs sacrifices et cela, dans tous les coins du pays. Il ne faut pas qu’elles soient oubliées, car souvent, ces femmes moudjahidate ont été renvoyées à leur foyer sans signe de reconnaissance.

Il faut ici rendre hommage aux éditions ANEP pour cette noble action de mémoire en faveur de ces moudjahidate en donnant en particulier le nom de Chaïb Dzaïr à une des plus grandes de leurs librairies et de ranimer la flamme de leur souvenir en exposant leur vaillant itinéraire de résistante.

Les rencontres sur les hauts faits de la Révolution se poursuivent avec la prochaine rencontre où sera invité Felix Collezzi, qui n’a jamais quitté l’Algérie et qui est un acteur du mouvement libéral européen ayant pris cause, corps et âme, pour l’indépendance de l’Algérie.

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