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Nationale

Hirak acte 23: La mobilisation ne faiblit pas

Hirak acte 23: La mobilisation ne faiblit pas

Les Algériens ont encore manifesté ce vendredi . C’est le 23e vendredi de suite du mouvement populaire qui entame son sixième mois de contestation. Une journée de protestation pas comme les autres, compte tenu des annonces faites par le chef de l’Etat, notamment la désignation des six personnalités chargées de superviser le dialogue national. Un dialogue rejeté par les manifestants qui ont investi la rue par milliers. 
La mobilisation ne faiblit pas. Ils étaient nombreux à investir la rue hier vendredi 26 juillet dès la matinée, malgré une chaleur caniculaire, à Alger et dans plusieurs wilayas, pour réitérer les revendications exprimées depuis le 22 février relatives, entre autres, au départ inconditionnel du système et l’instauration d’un Etat civil. « Etat civil pas militaire », pouvait-on lire sur les écriteaux portés par les manifestants qui réclament le départ de toutes les figures du système. En réponse à la désignation du panel composé de six personnalités (Karim Younès, Fatiha Benabbou, Smail Lalmas, Bouzid Lazhari, Abdelwahab Bendjelloul et Azzedine Benaissa) chargées de superviser un dialogue national, afin de tenter de sortir le pays de cette crise politique, les Algériens ont exprimé leur refus de dialoguer. Ils appellent par conséquent au départ de toutes les personnes qui incarnent le système. « Ni Younes, ni Arar, seul le peuple choisit », ont scandé les manifestants qui estiment que ces personnes chargées du dialogue ne les représentent pas. Ou encore « Pas de dialogue avec el 3issaba » (pas de dialogue avec la bande).
Les manifestants restent donc intransigeants en refusant tout appel au dialogue lancé par les autorités. « Pas de dialogue avec des personnes qui n’ont rien à voir avec le hirak ». C’est ainsi qu’a répondu un manifestant à l’appel du dialogue national. « Le peuple veut l’indépendance », « Libérez nos enfants », « Mada 7, solta lichaab » (Le peuple réclame l’application de l’article 7 de la Constitution), ont également crié les manifestants, qui réclament la libération des détenus d’opinion et du moudjahid Lakhdar Bouregaâ.
Par ailleurs, les assurances de Bensalah concernant l’application des mesures d’apaisement, en facilitant notamment la mobilité des manifestants lors des marches, n’ont pas trouvé écho sur le terrain. En effet, un dispositif policier très important a été déployé, entre autres, à la place de la Grande poste et à la Place Audin. Cependant, les manifestants n’ont pas fait l’objet de fouilles, comme ce fut le cas les vendredis précédents.
C’est donc une nouvelle sentence qu’a prononcé le peuple avec son rejet catégorique de la nouvelle démarche lancée par Bensalah. Une démarche qualifiée par les manifestants de nouvelle tentative pour détourner les revendications du peuple. 
Lilia Aït Akli

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