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Hépatite C: un traitement plus «efficace » en cours d’examen en Algérie

Hépatite C: un traitement plus «efficace » en cours d’examen en Algérie

Un traitement innovant dont l’efficacité est avérée à hauteur de prés de 100% et destiné aux malades atteints d’hépatite de type C est en cours d’examen en Algérie, a révélé, hier à Alger Dr Nabil Debzi, chef de service d’hépatologie au CHU Mustapaha Bacha, en marge de la rencontre de célébration de la Journée mondiale de lutte contre l’hépatite.

Le spécialiste a fait savoir à la presse que le nouveau traitement a prouvé son efficacité et ce sur plus de 95% des cas traités à l’étranger, tandis que celui prescrit jusqu’à présent en Algérie ne l’est que sur prés de 50 % des cas. 
Promettant une “bonne nouvelle” pour cette catégorie de malades d’ici fin 2015, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, a indiqué que la facture de la prise en charge de cette pathologie est parmi “les plus lourdes” et dépassant largement les 02 milliards de dinars.
Aussi, a-t-il convié, lors de son intervention, les spécialistes à “élaborer des consensus de traitement pour l’acquisition des produits nécessaires à la prise en charge efficace et optimale des malades”.

De même qu’il les a exhortés à “disposer des outils de surveillance et de recueil de l’information”, à l’instar du registre national des hépatites, ainsi qu’à organiser une “coordination nationale pluridisciplinaire” afin, à défaut d’éradication, tout au moins une réduction conséquente de la pathologie.
Le ministre a, dans ce sens, évoqué le programme national relatif aux hépatites B et C engagé par l’Algérie et rendant “obligatoire” la vaccination de l’hépatite B dans le calendrier national vaccinal de l’enfant.

Il en est de même, a poursuivi le ministre, pour les professions exposées et les personnes à risque, ainsi que le dépistage des hépatites à travers les CDV (centres de dépistage volontaire), etc. 

En dépit de ces dispositions, la maladie poursuit sa transmission favorisée par un “manque de mesures préventives multiples”, a déploré M. Boudiaf, citant les hémodialysés, dont la pathologie constitue un facteur à risque important, causant entre 1.300 et 1.500 hémophiles par an.
Autre facteur de risque, a-t-il cité, la maladie du Sida, insistant sur le rôle “décisif” joué par les professionnels de la santé quant à la prévention, le diagnostic et le traitement de lÆhépatite.
De même que celui “essentiel” des structures de santé dans la lutte contre les hépatites, a-t-il ajouté, conviant les professionnels de santé à “accroître leur prise de conscience” sur les risques liés aux hépatites.

Les hépatites virales, un groupe de maladies infectieuses appelées hépatites A, B, C, D et E, touchent des centaines de millions de personnes dans le monde, provoquant des affections aiguës et chroniques du foie et tuant près de 1,5 million de personnes par an, les hépatites B et C étant les principales responsables de ces décès. 
L’Algérie, concernée par l’hépatite B (2,15% de la population globale) et C (1%), est considérée de moyenne endémicité. La prévalence du virus C en milieu hémophile est à hauteur de prés de 24 %.

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