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Heberprot-P: Plaidoyer pour sa vente dans les officines

Heberprot-P: Plaidoyer pour sa vente dans les officines

Etre amputé après avoir contracté l’ulcère du pied diabétique n’est pas une fatalité. Le médicament Heberprot-P permet d’éviter la solution extrême. C’est même la seule alternative à l’amputation, selon le président-directeur général de Lad Pharma, Dr Abdelkrim Djebbar, qui a annoncé que son laboratoire se lancera dans la production de ce médicament dans les prochains mois.


L’Algérie compte entre 3 et 4 millions de diabétiques, soit une moyenne de 3,5 millions, dont 10% couvent un ulcère du pied diabétique. La mise sur le marché de quantités suffisantes de Heberprot-P permettra d’éviter ou, du moins, de minimiser de façon drastique l’amputation, a déclaré Dr Djebbar, hier à Alger, à l’occasion du 10e séminaire national célébrant la Journée mondiale du diabète et organisé par les laboratoires Lad Pharma et les laboratoires cubains CIGB/Herber Biotic sous le thème : « L’ulcère du pied diabétique et sa prise en charge par Heberprot-P et Hebermin ». 

Les deux médicaments sont « très efficaces pour l’ulcère du pied du diabète et sont complémentaires ». L’Hebermin, a-t-on expliqué, est une pommade mise au point par les Cubains à partir d’une molécule issue de la biotechnologie. Elle permet la cicatrisation de la plaie. Elle est fabriquée et commercialisée en Algérie par Lad Pharma, donc sa disponibilité ne pose pas de problème.

Le deuxième médicament est l’Heberprot-P, qui se présente en injectable et qui est indispensable pour l’ulcère du pied du diabète, mais dont la disponibilité fait défaut, alors que son efficacité est plus qu’avérée, selon l’ensemble des spécialistes qui sont intervenus au cours de la rencontre d’hier.


Actuellement, le médicament en question est importé de Cuba par Lad Pharma, mais cette dernière compte se lancer dans sa production dans les prochains mois pour le rendre disponible en quantités suffisantes et accessible à tous les malades, selon Dr Djebbar. Car le problème qui se pose actuellement est que ce médicament n’est disponible qu’au niveau des hôpitaux et que les quantités distribuées sont loin de satisfaire les besoins de l’ensemble des structures devant l’utiliser.


« L’Heberprot-P est la seule alternative à l’amputation », selon Dr Djebbar. Mais, malheureusement, plusieurs médecins spécialistes ont déploré « un manque flagrant de ce médicament sur le marché, de même que les hôpitaux ne peuvent prendre en charge tous les patients qui viennent quotidiennement ».


Si le problème du manque du médicament Heberprot-P sera résolu après sa production par Lad Pharma, celui du débordement des hôpitaux pour recevoir et prodiguer les soins aux diabétiques, d’une façon générale, et aux patients atteints de l’ulcère du pied diabétique, en particulier, persistera.


Cela d’autant que le médicament est à usage hospitalier et ne peut en aucun cas être administré par d’autres personnes que les spécialistes. Une raison qui a poussé les organisateurs du séminaire à préconiser que soit diminuée la pression sur les hôpitaux.
« Les hôpitaux publics, seuls, ne peuvent faire face au flux des malades avec ulcère du pied diabétique.


Ainsi, pour diminuer cette pression, il serait intéressant, a soutenu le premier responsable de Lad Pharma, d’impliquer le secteur privé pour une plus grande complémentarité et permettre de rationaliser les moyens dont nous disposons. » Cette implication du secteur privé est conditionnée, a-t-il poursuivi, par la présence d’Heberprot-P dans les officines, permettant, ainsi, une plus grande disponibilité du produit pour tous les malades et, bien entendu, sa remboursabilité ».


La mise en vente Heberprot-P dans les officines et sa remboursabilité sont deux propositions auxquelles adhèrent totalement les professeurs et médecins spécialistes ainsi le président de la Fédération nationale des diabétiques, Nouredine Boucetta, qui a fait savoir que l’Algérie compte actuellement quelques 200 000 patients atteints de l’ulcère du pied du diabète et qu’environ 2 000 personnes sont amputées par année.


Pour le professeur Chaou Karim, qui a plaidé pour une meilleure organisation dans la prise en charge du diabétique dans les hôpitaux, « il est important que ce médicament qui a prouvé son efficacité soit accessible à tous les malades. Car il faut savoir qu’une amputation coûte environ 3 millions de dinars alors que soigner le patient reviendrait moins cher, en plus du fait qu’on lui évite l’amputation et, par conséquent, on préserve son emploi, sa qualité de vie, etc. ».


Ce professeur ainsi que ses confrères ont tous également plaidé pour que « les autorités concernées incluent Heberprot-P dans la nomenclature des médicaments remboursables » car il reviendrait trop cher à un malade de les payer sans être remboursé.


« Un malade a besoin de 15 flacons injectables Heberprot-P, à raison de trois injections par semaine, sachant que le flacon coûte 5 000 DA. D’où il serait utile qu’il soit inclus dans la nomenclatures des médicaments remboursables ».

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