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Nationale

Hayatou punit l’Afrique du Nord

Hayatou punit l’Afrique du Nord

La candidature de l’Algérie pour l’organisation de la CAN 2017 a essuyé un niet catégorique. La déception a été grande pour des pans entiers de la société algérienne tandis que d’autres y voyaient une conséquence de la gabegie qui caractérise l’environnement économique national.

Cet énième échec ne manquera pas d’avoir des répercussions à moyen et à long terme sur la gestion sportive. Aussi bien l’instance fédérale que le département de Mohamed Tahmi prendront tout leur temps avant de faire leur mea culpa mais le fait est que l’on est encore loin de peser sur la balance africaine.

Bien que contrairement au président de la FAF plutôt sceptique, le ministre était presque « rassuré » d’avoir les faveurs de ses vis-à-vis africains, et il l’a plusieurs fois laissé entendre lors de ses multiples sorties. Un optimisme démesuré balayé par le verdict. Les enjeux et surtout les jeux de coulisses dont l’indéboulonnable président de la puissante confédération continentale est passé maître en la matière.

Le désistement de la Libye, la gestion du dossier CAN 2015 alors prévue au Maroc et ensuite l’affaire scandaleuse de l’arbitrage du match Tunisie-Guinée équatoriale, prouvent en tout cas qu’Issa Hayatou n’est pas en odeur de sainteté avec les pays nord-africains. Et que tant qu’il restera à la tête de la CAF pas de CAN au Nord. De toutes les façons, cet énième épisode marque un autre camouflet pour les dirigeants algériens, essuyé au moment où le sport roi traverse une crise secouée dernièrement par l’affaire Nabil Fékir qui a fini par semer le doute.

Au lieu de penser plutôt à huiler une machine locale et à se mettre sérieusement au travail, nos dirigeants continuent de « mendier » les services de compétences formées de l’autre côté de la Méditerranée. Il ne faut plus rêver. Serait-il nécessaire, loin de toute démagogie ou foucade démesurée, de recentrer le débat sur les capacités réelles du pays à organiser un grand événement sportif. L’économie algérienne peine à se positionner au niveau régionale. Rentier jusqu’à la moelle, l’Algérien n’arrive pas en effet à se défaire de cette « vertu ».

D’aucuns incombent aussi cet autre revers essuyé par le sport-roi à des insuffisances inexcusables sur plusieurs plans, à commencer par celui des services. L’Algérien rêve encore de pouvoir un jour régler ses achats par carte bancaire ou effectuer ses réservations d’avion et d’hôtel via l’e-paiement.

En sus du manque d’infrastructures d’hébergement, rares sont les hôtels qui permettent aux étrangers de régler leurs réservations via la toile. Un événement de l’ampleur d’une Coupe de football des nations sous-entend un important déplacement de supporters africains, d’Afrique mais surtout d’Europe et même des ressortissants des pays du vieux continent ne manqueront pas, -Alger est à une heure et demie de Marseille- de faire le déplacement, tant ils savent aussi que désormais, l’attraction est assurée.

Rendez-vous pris pour 2023 mais en attendant, il n’est même plus utile de rappeler que, crise financière aidant, tous les projets actuellement sous chantier ou encore ceux à l’état embryonnaire ou même sur plan pourront attendre. En tout cas ce qui est certain est que déjà à la traîne, ces chantiers auront encore du temps, beaucoup de temps avant de voir le jour.

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