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Op-Ed

« Haut les mains, j’investis dans ta protection… sir ! »

Comment débute la domination d’un peuple sur un autre ? Quand ? Par quelle ruse ?

La question des peuples « subalternes » soumis à l’hégémonie du plus fort a été le mouvement perpétuel de l’histoire de l’Homme. Si tant est que par le passé le procédé fut l’invasion directe, les croisades et la colonisation, le protectorat et l’annexion à travers des pactes comme celui de Yalta, l’ère de l’ONU a inspiré aux gourmands « armés » d’autres stratégies autrement beaucoup plus subtiles qu’elles ne paraissent en donner l’air.

Toujours est-il qu’à la question de savoir comment débute la domination, une seule réponse est valide : la tendance prescrite des peuples hypnotisés, incorporée en eux, acquise au tempérament des colonisables et du principe de la « colonisabilité » cher à notre illustre penseur.

Voilà le pourquoi du comment !

Nous avons donc un terreau fertile de dominés où les autres quadrillent des lapsus pour nous dire notre vulnérabilité, nous insulter sournoisement, tentant de mettre le pied dans notre territoire, notre honneur.

« Les sociétés américaines spécialisées dans la sécurité affichent un intérêt particulier pour le marché algérien », a affirmé à Alger un responsable américain, estimant que « les technologies et les solutions proposées par ces sociétés pourraient aider l’Algérie à tenir ses engagements en la matière », écrit un journal. Sans commentaire du journal dont il est question, ni d’aucun autre journal.

Plusieurs mots dans cette information restent dans le vague. Au premier chef, cet intérêt particulier évoqué pour le marché algérien en matière de sécurité.

Voilà que les temps ont changé sans prévenir, affectant par leur mutation les discours. Il n’y a pas si longtemps, pour rappel, l’on disait que l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme, en matière de sécurité justement, doit servir de modèle aux pays européens. Aux Américains eux-mêmes qui ont failli au terrorisme international même avec des bases comme le CentCom et l’Africom… 

Voilà que les discours changent après ceux de Messahel et de Lamamra vantant, à Washington, la privilégiée expérience algérienne ainsi que le partenariat d’exception avec l’Algérie.
Voilà que les discours changent après que les chefs des services français, Chouet, Bonnet et Randot eurent loué la capacité de l’école sécuritaire algérienne à même de balayer tous les terrains, y compris ceux extranationaux, avant des visites sensibles… 
On reprend depuis le début : Comment débute la domination d’un peuple sur un autre ? Quand ? Par quelle ruse ?

Par l’ignorance.

Par la perpétuation d’idées ridicules, d’écrits insensés, inconscients. Juste pour déstabiliser cette foi, cette richesse dont nous avons le droit de profiter, en nous. Nous n’avons peut-être pas la technologie dont parle tel Américain ou tel Européen. Nous ne sommes pas à la pointe de l’industrie militaire, mais laissez-nous l’honneur de notre Beretta, notre Bazooka… notre baroud d’honneur qui a ébranlé l’histoire, M. Marcus Jadotte.

Nous n’avons besoin ni des armes américaines High technologie, ni de la in culture, ni du fameux droit humain, porte béante sur le droit d’ingérence dans nos affaires qui a remplacé le principe du droit international. Revoir nos vulnérabilités, nous en avons besoin ; revoir les grandes lignes de notre civilisation, nous en avons besoin ; car nous en avons bien une qui nous incite d’ailleurs à ne pas lever les mains, et quelle que soit notre posture conjoncturelle, en aucune manière les baisser…

Nos glorieux martyrs et nos patriotes n’arrêtent pas de le crier sur les pages de nos écoliers même si le cotillon de quelques officiels est acquis aux godasses et à l’uniforme étranger.

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