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Nationale

Hausse des produits agricoles : L’inflation annuelle grimpe à 5,9%

Hausse des produits agricoles : L’inflation annuelle grimpe à 5,9%

Les signaux sont au rouge pour les ménages algériens. Ils font face à une poussée inflationniste qui accentue de plus en plus la faiblesse de leur pouvoir d’achat.

Selon l’Office national des Statistiques, les prix des produits à la consommation se sont envolés depuis septembre 2016 jusqu’à août 2017 avec un rythme annuel de 5,9%). Quant à la variation mensuelle des prix à la consommation du mois d’août par rapport à juillet de l’année en cours, l’inflation s’est accrue de 1,8%.

Les prix des biens alimentaires ont affiché une hausse de 3,6% durant août dernier. A l’origine à cette inflation, l’augmentation des prix des produits agricoles frais qui ont bondi de 7,5% en raison, essentiellement, de la hausse des prix de certains d’entre eux tels les fruits qui se sont accrus de 21,6% et les légumes de 25,2%.

Par contre, des baisses ont été enregistrées pour la viande blanche (-5,2%) et les poissons (-2,3%). Concernant les prix des produits alimentaires industriels (agroalimentaires), ils ont connu une augmentation modérée de 0,1%. Pour les prix des produits manufacturés et ceux des services, ils ont enregistré une légère hausse de 0,3%.

Par groupe de biens et services, une hausse a été connue dans les prix des meubles et articles d’ameublement (+1,2%) et de la santé-hygiène corporelle (+0,9%), tandis que le reste s’est caractérisé soit par des variations modérées soit par des stagnations, précise l’ONS.

Ainsi, le taux annuelle de l’inflation, établi à près de 6%, dépasse largement les suppositions du gouvernement, qui avait prévu dans la loi de finances 2017 une inflation annuelle de 4%. Cette poussée inflationniste accentuée par la hausse des produits agricole met à nu, encore une fois, l’absence d’une vision politique en matière de développement, en particulier dans le secteur agricole.

En effet, le stockage inadéquat pour conserver la production agricole des zones productives ainsi que le manque de transport pour approvisionner l’ensemble du marché local, crée des pénuries artificielle en engendrant plusieurs intervenants dans la chaine de distribution.

A cela s’ajoute l’absence d’usines de transformation agro alimentaires à proximité des zones agricoles pour absorber l’excédent de la production. L’exemple de la filière tomate est édifiant.

Les chiffres officiels annonce une production nationale de 1 205 779 tonnes de tomates industrielles durant la campagne agricole 2015/2016 dont seulement 599 303 tonnes ont été transformées. La wilaya de Chlef, qui compte parmi les plus grandes zones productrices de tomate ne dispose que d’une seule unité de transformation privée dépassée par le surplus de production, qui est souvent jeté dans les oueds.

Même pour la céréaliculture, l’Algérie reste fortement dépendante des marchés mondiaux au lieu de réfléchir à développer cette filière stratégique qui a régressé après une nette progression durant la décennie précédente.

La production n’a pas dépassé 35 millions de quintaux durant cette campagne, loin de la production record de 62 millions de quintaux enregistrée en 2009.

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