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Hausse des prix : Les «explications» du ministère du Commerce

Hausse des prix : Les «explications» du ministère du Commerce

Depuis quelques semaines, les ménages subissent de nouveau le diktat des prix élevés des fruits et légumes.

En pleine rentrée sociale, la spirale a commencé et aucun produit agricole n’est épargné. Une poussée inflationniste que l’Office national des statistiques (ONS) a évalué à près de 6%, en raison surtout du surprenant bond des prix de ces produits agricoles frais.

Pour les fruits, c’est une hausse de 21,6%, alors que les légumes ont franchi allègrement la barre des 25%. Les spéculations sur l’origine de ces hausses vont bon train.

Certains expliquent cette situation par la défaillance au niveau des circuits de distribution, d’autres par l’insuffisance des aires de stockage modernes de la production.

On a fini parfois par accuser les mandataires d’être à l’origine de cette hausse des prix, mais souvent ce sont les petits marchands avec leurs camionnettes ANSEJ qui imposent des marges importantes pour payer leurs crédits bancaires. Pourtant, il n’y a aucune pénurie ni rareté dans la production pour expliquer cette poussée spéculative.

Au ministère du Commerce, on pense qu’il s’agit juste « d’une fluctuation de l’offre « . Selon le directeur général de la régulation et des activités commerciales au département du Commerce, Abdelaziz Ait Abderrahmane, cette hausse touche particulièrement les prix de la tomate et de la courgette en raison d’une baisse de l’offre sur les marchés. Il expliqua hier à la radio publique que « nous ne sommes pas en pleine saison et nous avons dépassé les prix de plein champ.

Donc les prix grimpent « . Cela est sans doute vrai pour la tomate, mais pas pour d’autres produits de saison. Exemple : la pomme de terre est encore hors de portée pour les petites bourses en dépit de sa disponibilité, puisque partout dans les marchés algérois elle dépasse les 55 DA le kilo. Sans parler des autres légumes, dont l’offre existe, mais que les prix rendent inabordables.

L’insuffisance de l’offre n’explique pas tout. Car même la tomate a connu une réelle surproduction, comme d’autres filières agricoles. D’ailleurs, le même responsable a révélé que sur ce produit, des transformateurs de certaines régions ont connu des pertes sèches en raison des faiblesses au niveau des capacités de production qui n’arrivent pas à absorber cette abondance.

En plein été, la tomate se vendait à presque 5 DA le kilo, alors que l’oignon était cédé à 15 DA et que le piment doux valait moins de 30 DA. Aït Abderrahmane a plaidé pour la création de nouvelles unités de transformation et d’aller vers l’exportation, comme seule issue pour éviter le dérèglement des prix.

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