Flambée des contaminations: risque de saturation des hôpitaux – Le Jeune Indépendant
-- -- -- / -- -- --


Nationale

Flambée des contaminations: risque de saturation des hôpitaux

Flambée des contaminations: risque de saturation des hôpitaux

La courbe des contaminations en Algérie s’affole, dépassant la barre des 400 cas quotidiennement. Le dernier bilan du ministère de la Santé fait part de 410 nouvelles contaminations à la Covid-19. C’est la première fois, depuis septembre dernier, que le pays recense un nombre de contaminations aussi élevé. Les spécialistes s’inquiètent et qualifient la situation épidémiologique de «préoccupante».

Selon un communiqué du ministère de la Santé daté du 7 janvier, le nombre de contaminations a connu une légère baisse avec 410 cas, quant au nombre de décès, le ministère fait état de 8 nouveaux cas, ainsi que de 257 nouvelles guérisons. Des chiffres qui montrent que l’Algérie est en pleine quatrième vague. Le professeur Salah Lellou, chef du service pneumologie à l’EHU d’Oran, a qualifié la situation épidémiologique actuelle dans le pays de préoccupante, et ce en raison du variant Delta toujours dominant. 

S’exprimant ce vendredi sur les ondes de la radio régionale de Sétif, le spécialiste a indiqué que le pays se trouvait dans la même situation que lors de la troisième vague. Il a ajouté que les cas nécessitant une hospitalisation et une réanimation sont en augmentation. Preuve en est le nombre de patients dans les hôpitaux, qui est passé de 3 000 il y a deux semaines à plus de 4 000 actuellement. 

Le professeur n’a pas caché ses craintes quant à une saturation des hôpitaux dans les jours à venir. «Je redoute une saturation des hôpitaux, et ce malgré une bonne stratégie du ministère pour contrôler la situation», a-t-il indiqué, avant de préciser que les jeunes sont la catégorie la plus vulnérable car n’étant pas vaccinés. 

Le Pr Salah Lellou a insisté, dans ce contexte, sur la vaccination, demandant aux Algériens d’aller se faire vacciner ces jours-ci avant que l’Algérie n’atteigne le pic, et ce afin de contrer la vague avant la catastrophe. Il s’est, par ailleurs, interrogé sur les raisons qui poussent les Algériens à attendre le pic et la période de saturation pour se faire vacciner. Il a ajouté que, selon ses estimations, les chiffres vont continuer d’augmenter et que seuls les cas signalés sont enregistrés. Selon Salah Lellou, le pic sera atteint à la fin du mois de janvier, puis les chiffres commenceront à diminuer graduellement. 

Evoquant le variant Omicron, l’intervenant a expliqué qu’actuellement, Omicron ne fait pas peur, comme c’est le cas de Delta qui reste dominant avec ses symptômes dangereux et demande de l’oxygène en abondance. Il a ajouté, dans ce sens, que les symptômes d’Omicron sont légers par rapport à ceux de Delta car il n’atteint souvent pas les poumons et ne se situe que dans la région supérieure, en particulier dans la trachée. «Cela provoque un mal de tête constant ainsi qu’une transpiration abondante pendant la nuit», a-t-il expliqué. 

Par ailleurs, le professeur a affirmé que le ministère de la Santé avait pris des mesures urgentes pour faire face à cette vague, y compris l’attribution de services spéciaux pour Covid, à l’instar de la wilaya d’Oran où deux hôpitaux ont été désignés pour accueillir les patients atteints de coronavirus. Le spécialiste a enfin appelé les Algériens à continuer de porter la bavette à titre préventif.

Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email