-- -- -- / -- -- --
Nationale

Hausse de la consommation de l’’eau potable

Hausse de la consommation de l’’eau potable

Le volume d’eau potable consommé à travers l’ensemble du territoire national a augmenté de 10% depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19 en mars dernier.
Cette augmentation est due , selon le directeur central au ministère des Ressources en eau, Omar Bougueroua, à l’intensification des opérations de désinfection menées quotidiennement dans toutes les localités du pays, ainsi que dans les foyers.

M Bougueroua a indiqué lors de son passage à la radio nationale que l’alimentation de toutes les régions du pays en eau potable demeure une priorité, précisant que les services du ministère étaient en train de recenser les communes confrontées à des pénuries d’eau, afin de les raccorder aux réseaux de distribution de manière régulière.
Il a fait savoir qu’il sera procédé, lors d’une prochaine rencontre entre le ministre des Ressources en eau et les cadres du secteur, à une évaluation globale de l’approvisionnement et de la consommation d’eau depuis le début du confinement. L’on fait état, dans ce cadre, de l’élaboration d’un programme prévoyant 700 projets, visant à améliorer l’alimentation en eau potable des différentes communes du pays.
Concernant l’alimentation en eau pendant l’été, le responsable a affirmé que les services du ministère préparaient un plan devant permettre de passer cette période de forte demande sans encombre.
Ce plan prendra en considération le déplacement du citoyen, durant la période estivale, d’une région à une autre et prévoit de lancer des opérations de nettoyage des réservoirs et des conduites.
Il a ajouté dans le même sillage qu’en prévision d’éventuelles pannes, les services des Ressources en eau assureront les pièces de rechange pour les réparations y afférentes, ainsi que d’autres mesures complémentaires.
Selon ses précisions, un taux de plus de 50 % d’eau potable est assuré de sources hydriques souterraines, 30 % par les barrages et 17 % par traitement des eaux de mer, insistant à ce titre sur l’impératif « d’une exploitation et d’une gestion rationnelles de cette ressource ».
Concernant la pisciculture en eau douce dans les barrages, le responsable, a indiqué que ces derniers contribuent avec 400 tonnes/an. Il considère que ce chiffre est « faible » par rapport aux capacités dont dispose le pays. Le directeur central a cité un projet, en collaboration avec le ministère de la Pêche, pour la création d’une filière pour l’aquaculture et le développement de ce domaine au niveau des barrages et des digues. 
Il a également soulevé le problème de la pollution, rassurant que toutes les mesures ont été prises, d’autant que les barrages sont classés parmi les infrastructures « stratégiques ».
Par ailleurs, M Bougueroua a appelé les hommes d’affaires à investir dans le domaine touristique aux abords des barrages, considérant que ces investissements assureront des espaces et des piscines. Ce qui réduira, explique-t-il, le phénomène de la baignade dans les barrages au vu du danger croissant que cela constitue, notamment pour les enfants dans les régions intérieures du pays.
« Tous les textes législatifs et cahier des charges relatifs à l’investissement aux alentours des barrages sont prêts » a-t-il affirmé, relevant que le ministère a reçu à ce propos des demandes qui sont en cours d’examen par une commission ad-hoc. Sachant que l’on ne dénombre pas moins de 81 barrages et 600 petits ouvrages hydrauliques, situés dans des régions pouvant constituer des espaces de loisirs pour les familles.
Sur les risques des baignades dans les barrages et les lacs, les campagnes de sensibilisation se poursuivent, afin d’éviter des drames que l’on recense chaque à saison estivale, dont le tout récent est survenue en mai dernier, avec le décès de quatre enfants issus de la même famille, noyés dans une étendue d’eau dans la localité de Naciria à Boumerdes.
Notons encore que le ministre des Ressources en eau, Arezki Berraki avait déclaré récemment que le volume des réserves en ressources hydriques s’élevaient à 4,2 milliards de mètres cubes d’eau, en plus des nappes souterraines disponibles en grande quantité, ce qui permet de satisfaire aisément les besoins des citoyens cet été. 

Commentaires
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email