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Culture

Hassiba Abderraouf ravit la vedette

Hassiba Abderraouf ravit la vedette

Sous l’égide du ministère de la Culture, l’Office national de la culture et de l’information poursuit, durant ce mois de ramadhan, son programme d’hommage dédié aux maîtres disparus de notre patrimoine musical ancestral, dont El-Hadj M’hamed El-Anka, Hachemi Guerrouabi et, cette semaine, les légendes du patrimoine féminin, Mériem Fekkaï et Fadéla Dziria.

C’est ainsi que Nardjess, Latifa Benakkouche et Hassiba Abderraouf, trois célèbres chanteuses dans le genre algérois, ont animé lundi soir à Alger un concert dédié aux œuvres immortelles de Meriem Fekkaï et de Fadhéla Dziria, devant un public nombreux.

Mériem Fekkaï (1889-1961) a vécu pendant la période de la colonisation. Elle a su, avec fierté et avec persévérance, maintenir et préserver les coutumes et traditions de notre pays, en déperdition avec la civilisation de l’occupant.

Avec son orchestre féminin et la reprise du répertoire populaire de nos grands poètes et musiciens, elle a suscité l’enthousiasme et l’euphorie des Algériennes qui ne manquaient jamais ses récitals. C’est grâce à elle que la flamme identitaire et patriotique a été maintenue.

Fédéla Dziria, qui lui était fidèlement attachée et qui activait au sein de son orchestre, a poursuivi dans cette voie après l’indépendance.

Avec elle, les Algériennes se délectaient avec nostalgie des concerts inoubliables de Mériem Fekkaï et, en même temps, appréciaient vivement une nouvelle approche de la tradition musicale du patrimoine, revisitée par le talent exceptionnel et personnalisé de la voix richement mélodieuse de Fadéla Dziria. 

C’est ce renouveau dans l’ancien qui a justement marqué la soirée d’hommage au Mouggar. Les trois chanteuses, à savoir Nardjess, Latifa Benakkouche et Hasiba Abderraouf se sont succédé sur scène, reprenant le répertoire classique des deux divas de la chanson féminine algérienne, en l’intégrant dans la fulgurante évolution qu’a connue le patrimoine musical depuis l’indépendance.

Les titres phares de Mériem Fékkaï et de Fédéla Dziria ont brillé de mille feux au cours de cette soirée, faisant danser les spectatrices dont nombreuses sont venues en tenues traditionnels. Chacune des chanteuses a introduit, avec son style personnalisé, ses propre succès ainsi que des titres de stars qui marquent notre musique actuelle du patrimoine, à l’instar de Saloua, Amar Zahi, Guerrouabi, Boudjamâa El-Ankis.

Dans ce renouveau, Hassiba Abderraouf a ravi la vedette. Semblable à une star du Moyen-Orient, elle a pris le micro, debout sur scène, pour mieux ce rapprocher et communiquer avec le public. Son tour de chant, d’un talent incomparable, avec une maîtrise parfaite de la scène, a été vivement ovationné.

Pour exprimer sa reconnaissance à ce public, Hassiba Anderraouf, habillée d’une éclatante et superbe tenue traditionnelle, a interprété le titre immortel de Meknin Ezzine. L’accompagnement musical a été parfait avec, notamment, le grand talent de Sofiane Khaled au piano.

A son tour, Nardjess, qui était d’ailleurs la première à fouler la scène, a séduit le public avec une voix, à la tessiture large, puissante et bien travaillée, interprétant entre autres titres « Men Hwa Rouhi ou Rahti », « Mel Hbibi Malou » et « Ya Qalbi Khelli El Hal », incitant de nombreuses femmes au déhanchement.

Devant un public déjà euphorique, Latifa Benakkouche a pris le relais, annonçant à l’assistance qu’outre les chansons de Meriem Fekkaï et de Fadhéla Dziria, elle allait également entonner quelques-unes des pièces à succès de Boudjemâa El Ankis, d’El Hachemi Guerrouabi et d’Amar Ezzahi.

Dans une atmosphère de fête, Latifa Benakkouche, dotée d’un timbre vocal limpide et percutant rappelant celui de Meriem Fekkaï, a galvanisé l’assistance, l’invitant à reprendre les refrains en chœur et à vivre pleinement ces moments de bonheur.

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