Harraga algériens en Europe Clémence, humanisme et réconciliation
Le dernier acte exceptionnel de clémence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, envers les jeunes Algériens en situation irrégulière et précaire en Europe est plus qu’une main tendue ou un geste fort. La charge symbolique de cet acte est lourde de sens, car il vise directement non seulement la régularisation de la situation de ces jeunes, mais aussi à les protéger des cercles anti-algériens et des réseaux qui portent atteinte à l’Etat algérien, à sa souveraineté et à son peuple.
Ces jeunes sont souvent victimes de manipulation de la part des ennemis de la nation, dont les interconnexions entre les desseins politiques et les visées de la grande criminalité sont devenues notoires, notamment en France, où cette fragile frange de notre diaspora est ciblée systématiquement. Le but est de les manipuler, les instrumentaliser, les embrigader, les enrôler dans ce funeste objectif de porter atteinte à l’image du pays et à le déstabiliser à partir de l’extérieur.
Ces sinistres cercles sont principalement actifs, notamment en France, où les courants de l’extrême droite et les chantres de la xénophobie et du racisme exploitent la situation précaire de ces jeunes clandestins pour attaquer outrageusement l’Algérie, avec des discours de dénigrement sur le pays, sur la situation politique, sociale et économique. Ces mêmes courants profitent médiatiquement de cette posture pour coller à ces jeunes des qualificatifs négatifs, comme des vecteurs d’insécurité, de terrorisme et de grande menace sur l’Occident. Plus grave encore, ce n’est plus l’immigration clandestine qui est ciblée, mais même l’immigration légale, celle qui est établie depuis des générations sur les sols européens.
Cette mesure présidentielle s’inscrit dans une optique d’humanisme et de clémence, visant à renforcer ce processus de rassemblement et de réconciliation de tous les Algériens. L’acte n’est pas fortuit ou hasardeux, ou encore le fruit de calculs étroits, mais éminemment politique, inscrit dans le programme du chef de l’Etat depuis son élection en décembre 2019.
Face aux multiples défis et périls géopolitiques et sécuritaires, face aux bouleversements complexes qui secouent le monde, face aux complots ourdis et financés par les milieux maroco-sionistes, le président de la République a déjà appelé à renforcer le front intérieur, à unifier les rangs, à amorcer un dialogue inclusif mais surtout à apaiser la société et la classe politique. Il fallait garantir cette immunité nationale, en témoignent les mesures antérieures prises au bénéfice de plusieurs anciens dirigeants et cadres de l’organisation classée terroriste, le MAK. Ces anciens responsables et militants ont pu finalement regagner leurs foyers, leurs familles et revivre en paix dans leur pays.
D’ailleurs, cet acte rassembleur et réconciliateur du président Tebboune est une continuité de plusieurs décisions similaires de grâce touchant des personnes victimes d’errements politiquement hostiles ou d’intellectuels à la recherche de notoriété sur le dos de l’Etat algérien, à l’image de l’écrivain francophone Boualem Sansal ou de l’universitaire arabophone Belghith.
Dans cet ordre d’idées, cette régularisation devrait toucher des activistes du mouvement citoyen du Hirak, qui errent en Europe et dont certains sont devenus des otages de parties malveillantes, utilisés et abusés dans des projets de déstabilisation du pays sous le couvert d’une opposition factice et vendue.
Ainsi, le geste humaniste et rassembleur du président Tebboune est un signal crucial et un message qui dit que l’Algérie refuse le reniement de ses enfants même s’ils ont commis des erreurs de jeunesse. Que cet Etat agit avec responsabilité et avec souveraineté envers tous ses enfants, sans marchandage ou pressions. Que cet Etat favorise cette cohésion nationale, cette confiance envers tous ces citoyens, cette sérénité, en restant fidèles à ses ancestrales valeurs authentiques et sa morale inspirée de sa glorieuse Révolution et en coupant court aux plans de haine ainsi qu’aux tentatives de diffamation et de dénigrement.