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Nationale

Hanoune soutient Benghebrit

Hanoune soutient Benghebrit

Une fois de plus, le Parti des travailleurs (PT) a réitéré son soutien absolu aux recommandations de la conférence nationale sur l’école.

Dans un communiqué rendu public hier à l’issue de la session hebdomadaire du secrétariat de son bureau politique, le parti de Louisa Hanoune affirme qu’il réitère son soutien aux recommandations de la conférence sur l’école, car « porteuses de progrès et traduisant une recherche sincère des solutions aux nombreux problèmes ».

Le PT affirme que « si chacun est libre de ses opinions politiques, c’est d’abord aux pédagogues, linguistes, académiciens et autres acteurs du système d’enseignement qu’incombe la responsabilité d’apporter les améliorations nécessaires au système scolaire malade de l’instrumentalisation politique et idéologique qui a massacré plusieurs générations ». 

Le parti avait déjà exprimé son soutien à la ministre de l’Education Nouria Benghebrit et à la totalité des recommandations issues de la Conférence nationale sur l’évaluation de la mise en œuvre de la réforme de l’école, y compris celle relative à l’introduction de l’arabe dialectale dans les deux premières années du cycle primaire. Elle avait qualifié ces recommandations de « très audacieuses ». 

Ce dernier point, très contesté par les professionnels de l’éducation et des pédagogues, notamment l’auteur du célèbre ouvrage « L’Ecole algérienne d’Ibn Badis à Pavlov », Malika Griffou, qui avait prévenu dans le forum du quotidien arabophone El Hiwar que le projet d’enseigner la langue darija (l’arabe dialectal) est un vieux projet colonial. Mme Griffou avait alerté l’opinion publique de la volonté de certains inspecteurs du ministère d’imposer une forme de langue « créole » et s’est étonnée de voir ceux qui se proclament « défenseurs de l’arabité et de l’islam » applaudir ce genre de projets au niveau du Parlement.

« Ce sont des projets » qui, en apparence, se proclament au service de la culture arabe mais qui, dans les faits, aliènent la société à commencer par les plus petits », avait-elle décrié. Un avis partagé par L’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (UNPEF) qui a accusé les auteurs de cette recommandation de vouloir réaliser ce que la France coloniale n’a pas pu faire en portant un coup dur à la langue arabe.

L’UNPEF avait estimé alors que la tutelle s’est précipitée en autorisant l’utilisation de l’arabe dialectal dans le cycle primaire, sans tenir compte des conséquences d’une telle décision. Le président de l’UNPEF avait critiqué la décision de la tutelle dans son discours prononcé lors de l’université d’été qui s’est tenue du 7 au 10 août à Annaba.

Il avait proposé aux experts du ministère de l’Education de se pencher plutôt sur la promotion de la langue tamazight, « qui est l’une des constituantes de la personnalité algérienne ». Il avait également suggéré à la tutelle l’adoption de l’anglais comme première langue étrangère dès le primaire, au lieu de la langue française, du fait que la langue de Shakespeare est par excellence celle de la science et de la technologie.
 

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