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Nationale

Hanoune s’attaque aux privatisations sauvages

Hanoune s’attaque aux privatisations sauvages

Le chef du parti MSP, Abdelmadjid Menasra, a appelé depuis Tlemcen à la « réouverture des frontières avec le Maroc, une fois tous les problèmes en suspens résolus ». Sauf qu’il n’a pas évoqué ces problèmes, pourtant connus de tous. Les a-t-il délibérément omis pour ne pas froisser son allié, le PJD marocain, qui gouverne ce pays ?

Le président du MSP Abdelmadjid Menasra, qui entretient des relatons étroites avec le parti islamiste au pouvoir dans ce pays, le PJD, a mis les pieds dans le plat dans un dossier dont il est loin d’imaginer ou de maîtriser les facteurs complexes qui empêchent la réouverture des frontières entre l’Algérie et le Maroc et les attaques incessantes, fébriles, infantiles et outrageuses du palais royal contre l’Algérie dans tous les forums mondiaux, et aussi dans les discussions de leurs diplomates avec leurs homologues étrangers.

Leur but : décrédibiliser l’Algérie sur tous les plans afin de se présenter comme le pays par excellence pour faire des affaires. Cette manière de faire de ce pays a non seulement fini par susciter une réelle animosité, mais elle a de plus attisé une forme de rejet de tout ce qui est marocain.

La réouverture des frontières n’est pas la solution finale. Si ce pays veut réellement créer un espace géographique sain et concurrentiel, il faudra qu’il s’assoi à la table des discussions pour aplanir tous les obstacles.

A commencer par la drogue en provenant, qui inonde le territoire algérien, l’épuration de terres spoliées aux Algériens y résidant et enfin le tracé des frontières que la partie marocaine refuse de signer.

A cela, il faudra ajouter la question sahraouie envers laquelle les deux pays ont des positions diamétralement opposées. Pour toutes ces raisons, l’appel du leader islamiste est à contre-courant de la doctrine de la diplomatie algérienne, qui a toujours soutenu qu’un dialogue franc et sincère avec ce pays est un préalable à toute ouverture des frontières terrestres.

La SG du PT, Louisa Hanoune, a appelé depuis les Issers (Boumerdes), « à lutter contre la privatisation sauvage » qui « menace les acquis socioéconomiques obtenus » par le peuple. Mme Hanoune a mis l’accent sur la nécessité de lutter contre « la décadence politique » pour protéger le pays « des différents risques qui le guettent aux niveaux intérieur et extérieur ».

Selon elle, la crise qui frappe l’Algérie « n’est pas fatale » et pour trouver les solutions idoines, « il faut chercher des sources de financement de l’économie à travers un bon placement des capitaux », a-t-elle dit, estimant que « ces importantes sommes peuvent financer le budget de l’Etat ».

Le président du RCD Mohcene Bellabes, a estimé quant à lui que la crise « n’est pas d’ordre financier », mais tient beaucoup plus au facteur humain et du manque de compétences : « La crise n’est pas financière.

C’est, d’abord une crise d’hommes », a-t-il martelé. Selon lui, l’absence de compétences au sein des sphères de décision, autant au niveau national que local, a mis à mal le pays. Le président du RCD a, à ce propos, critiqué « un manque de vision et de profondeur » dans les décisions, et les insuffisances en termes d’anticipation sur le cours des événements.

Le SG du RND, Ahmed Ouyahia est tombé dans le piège tendu pars son adversaire, le SG du FLN, Djamel Ould Abbès qui, faute de programme clair et sujet à un manque d’entrain évident s’en remet chaque à sortie à celui du président Bouteflika.

Ouyahia, qui a commencé en fanfare sa première semaine de campagne, est vite retombé dans ses travers en énumérant à chaque sortie les acquis réalisés dans le cadre des plans quinquennaux. A telle enseigne qu’il s’est dit prêt à sacrifier son parti et donc lui-même pour l’Algérie empruntant ainsi le fameux slogan à feu Slimane Amirat : « Entre la démocraties et l’Algérie, je choisirais l’Algérie ». 

Selon Ouyahia, si l’intérêt de l’Algérie exigeait que l’on sacrifie le RND, « les enfants, les femmes et les hommes du Rassemblement sont prêt à le sacrifier pour l’Algérie ». Le SG du RND a estimé que la décentralisation « est le remède aux maux de l’Algérie » : « il est aujourd’hui primordial de l’imposer pour régler les différents problèmes liés à la gestion et au blocage du développement » a-t-il ajouté.

Le SG du FLN, Djamel Ould Abbès a assuré depuis Tizi-Ouzou, qu’aucun des travailleurs algériens « ne perdra son emploi à cause de la crise financière » que connait le pays. Il a souligné que l’Etat a les moyens pour faire face à cette difficile conjoncture.

Ould Abbès a souligné que « personne ne pourra toucher aux entreprises publiques » qui sont « un des acquis de la glorieuse révolution de Novembre 1954 » en réponse aux propos attribués à Ouyahia que ce dernier a pourtant démenti. Vraisemblablement irrité par le président du MPA, qui appellent à mettre de côté la légitimité historique, Il a rappelé que le « FLN est né ici en Kabylie et dans les Aurès ».

Pour Ould Abbès, « le FLN est en droit d’entretenir la légitimité historique que peut personne ne peut lui retirer ». Perturbé par des coupures incessantes du courant électrique qui l’ont obligé à interrompre son discours à maintes reprises, Ould Abbès n’a pas manqué de dénoncer des « actes de sabotage contre son parti ». Raison pour laquelle, il a été contraint d’écourter son intervention.

Le premier secrétaire national du FFS, Hadj Djilani Mohamed, a indiqué, vendredi depuis Magra (Msila) que l’objectif derrière la participation de son parti aux prochaines élections était « de pouvoir exploiter » les assemblées communales et de wilaya comme espace pour « le changement démocratique ».

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