Handball : le Sept national algérien, un grand malade nécessitant une thérapie de choc - Le Jeune Indépendant
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Sports

Handball : le Sept national algérien, un grand malade nécessitant une thérapie de choc

Handball : le Sept national algérien, un grand malade nécessitant une thérapie de choc

La semaine qui vient de s’achever a connu, pour ne pas déroger à la tradition dans notre sport, un fait majeur en relation directe avec la situation difficile, pour ne pas dire catastrophique, que traverse justement un de ses fleurons. En perdition malheureusement.

En net recul au double plan arabe et africain après pourtant une longue période de domination, Salah Bouchekriou ayant été, à son « grand étonnement », invité à rendre le tablier et céder sa place d’entraîneur national.

Une semaine des plus agitées que celle vécue par la famille du handball algérien où rien ne semble vraiment aller même si la crise, latente, remonte à quelques saisons déjà. Pour rappeler au passage que ni la direction actuelle au sommet de la Fahb et sa présidente, Karima Taleb, et encore moins le dernier coach national en date, Bouchekriou qui vient d’être démis de ses fonction pour, nous dit-t-on, des considérations d’ordres disciplinaires », ne peuvent assumer seuls.

Le même Bouchekriou qui n’attendra pas longtemps pour connaître le nom de son successeur, en l’occurrence Farouk Dehili. Avec la précision, selon certaines sources, qu’il doit sa nomination à la grave crise financière que traverse la structure en charge de la discipline dans l’impossibilité de recruter un technicien . . . étranger qui constituait la première option.

Un deuxième « choix » et des fuites en provenance de Draria, siège de la fédération, qui veulent que l’affaire était entendue, l’avenir de Bouchekriou scellé bien avant que le communiqué officiel concernant son limogeage ne soit rendu public.

Y avait-il anguille sous roche comme le clame haut fort Bouchekriou, qui prend au passage l’opinion à témoin, qui parle de « coup monté ? » Question alors : pourquoi avoir contacté Dehili alors qu’il était toujours en poste du côté du Golfe où il présidait aux destinées de la formation d’Al-Chamal. Le même Dehili, qui ne refusera pas la proposition en précipitant les choses après un arrangement avec son employeur qatari sous la forme d’une séparation à l’amiable et rendu ainsi possible son arrivée à la tête des Verts ?

Anguille sous roche ? C’est l’intime conviction du même Bouchekriou qui réfute en bloc des problèmes de « discipline » et parle de « cabale » en ajoutant, lors d’une récente sortie médiatique, que c’est son nom qui était visé. « On a voulu me salir ».

Un « complot ourdi » qui vient conclure, signifiera-t-il, une relation de travail des plus difficiles avec le bureau fédéral. Un bras de fer avec, comme points d’orgue, une « immixtion permanente dans ses missions, conflits relationnels et incompatibilité d’objectifs » avant une « révocation » où on ne lui « donnera pas l’opportunité de se défendre » en lui montrant la porte de sortie.

Vraiment pas beau à voir comme décors dans une maison ouverte, depuis des années, à tous les vents avec comme conséquences fâcheuses une lente et inexorable descente dans la hiérarchie continentale tant en sélection fanion (la « A ») qu’en compétitions de clubs où nos représentants, désormais entrés dans les rangs, dominaient de la tête et des pieds au double plan, à titre de rappel, africain et arabe.

A quelques semaines de la messe continentale de la discipline qui s’ouvre le 19 janvier 2024 au Caire (Egypte), il faut craindre le pire (un vrai cadeau empoisonné que Farouk Dehili a accepté en attendant de connaitre les termes du contrat qu’il doit parapher à son arrivée à Alger dans le courant de la semaine prochaine, notamment ses objectifs) d’autant plus (dommageable peut-être) que le prestigieux tournoi est qualificatif pour les Jeux Olympiques 2024 à Paris.

Débarquera-t-il avec la recette miracle pour redonner vie à une sélection qu’on craint voir en payer le prix fort car déstabilisée par le climat des plus délétères dans lequel elle baigne malheureusement avant cette échéance importante ?

Plus que les chances des Verts de bien figurer sur les bords du Nil, c’est la grande famille du jeu à sept national, dans un vrai bourbier, qui n’en finit plus de patauger. Des personnalités de renom, à l’exemple de Derrouaz, pour ne citer que cette figure de proue qui a donné bien des satisfactions au mouvement sportif national, a tenté de secouer le cocotier à sa manière. Sans résultats. On croise les doigts.

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