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Nationale

Hamadache condamné à six mois de prison dont trois fermes

Hamadache condamné à six mois de prison dont trois fermes

Zraoui A. Hamadache, jugé pour menaces de mort contre l’écrivain-journaliste, Kamel Daoud, a été condamné hier à six mois de prison, dont trois fermes, par le tribunal d’Oran. La condamnation, assortie d’une amende de 50.000 dinars, a été prononcée en l’absence des deux parties.

L’avocat de Kamel Daoud avait requis, lors de la première audience, l’application de la loi pour “réhabiliter” la victime et un dinar symbolique comme dommages et intérêts.

A l’issue de son réquisitoire, le procureur de la République avait requis une peine de six mois de prison ferme et 50.000 DA contre l’accusé. Une enquête judiciaire avait été ouverture. Au cours de la première audience du procès, A. Hamadache avait nié l’accusation objet de son jugement.

Il avait expliqué que sa réaction était “celle d’un citoyen et de sa qualité de membre de la Ligue internationale des Oulémas musulmans”. Le condamné avait même demandé aux pouvoirs publics d’appliquer les dispositions de la Charia islamique contre Kamel Daoud, pour avoir porté “atteinte aux valeurs de l’Islam et de la nation”.

A. Hamadache avait dit au juge que “ça démarche se voulait une contestation des idées contenues dans un roman de Kamel Daoud et ses déclarations à une chaîne de télévision française”. Selon lui, les dires et les idées de Kamel Daoud “portaient atteinte aux sentiments des musulmans, ainsi qu’aux valeurs de la nation algérienne et à son identité”.

De son côté, la défense de Kamel Daoud avait estimé que les écrits postés par Hamadache sur son compte Facebook et ses déclarations dans une émission d’une chaîne algérienne privée, constituaient “une incitation claire au meurtre”.

Il s’agit, avait-il affirmé, d’”une menace de mort, telle que définit par le code pénal”. Hamadache appelé, le 17 décembre 2014, au meurtre du chroniqueur et écrivain Kamel Daoud, l’accusant d’apostasie et d’insultes envers les musulmans.

L’appel a suscité un tollé, notamment au sein de la corporation des journalistes et dans le milieu culturel. Sur sa page Facebook, Hamadache, connu par l’opinion publique pour ses positions jugées radicales, écrit : « Si la charia était appliquée en Algérie, le mécréant (Kamel Daoud) serait soumis à el had (peine fixe) qui est la condamnation à mort. »

Dans son statut, Hamadache, qui officie comme imam (non autorisé) accuse le chroniqueur d’avoir « diffamé la religion, insulté Dieu et porté atteinte à la dignité des musulmans ». Il avait ajouté que Kamel Daoud a « glorifié les sionistes et a agressé la langue arabe ». Une pétition avait été initiée alors par ses confrères dans laquelle ils demandaient aux ministres de la Justice et de l’Intérieur de poursuivre en justice Hamadache pour incitation au crime.

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