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Culture

Halqa et gasba

Halqa et gasba

Les pièces Hdar de l’Association culturelle El Moudja de Mostaganem et L’Instit de la Coopérative artistique Masrah.net de Béjaïa ont enchanté, ce vendredi 11 mars, les spectateurs oranais au Théâtre régional d’Oran, lors de la deuxième édition des Rencontres Abdelkader-Alloula dont la clôture aura lieu ce samedi.

La pièce Hdar est spécialement écrite pour cette deuxième édition des Rencontres Abdelkader-Alloula, elle sera montée en moins d’un mois, selon les organisateurs de cette manifestation culturelle dédiée au 4e Art et à la mémoire du défunt dramaturge Abdelkader Alloula.

Ceci constitue une performance de la part des jeunes comédiens de cette troupe dont la moyenne d’âge ne dépasse pas les 20 ou 22 ans. Pour son metteur en scène Hanane Boudjemâa et sa co-metteur en scène Khaoula Boudjemâa, c’est la première expérience. 

Ces jeunes artistes viennent d’une ville où le théâtre est roi, il a enfanté un grand festival de théâtre amateur devenu traditionnel. La pièce, écrite par Djillali Boudjemâa, Mustapha Kessasi et Mohand Kacemi, d’après un texte d’Abdelkader Alloula, entre dans la catégorie des drama dance, combinant jeu théâtral et chorégraphie.

Elle est axée sur les déboires d’un jeune écrivain fauché et éternel contestataire portant un certain regard, très critique au demeurant, sur la politique et les politiciens, ainsi que sur la société, d’une manière générale.

La pièce est perfectible, car les promesses de la mise en scène et les capacités intrinsèques des comédiens font que ce spectacle peut aller plus loin, car déjà favorablement accueillie par un public très enthousiaste.

L’Instit (l’instituteur) est un monologue décapant de Ahcene Azezni. Ce dernier associe le public à sa performance, à la manière d’Abdelkader Alloula et du principe du goual, il met le doigt sur le calvaire quotidien d’un instituteur algérien confronté à un travail harassant et ingrat, soumis également aux rumeurs et aux attaques d’une certaine presse.

Plein de dérision, la pièce est une caricature du comportement d’un enseignant dans sa classe en face de ses élèves et de la société entière. Au-delà de l’hilarité provoquée par le jeu du comédien Ahcene Azezni, la pièce est en quelque sorte un appel au secours d’un enseignant confronté à la malvie et aux multiples marasmes de la société actuelle.

La seconde journée (vendredi) de ces Rencontres sera entamée, dans la matinée, au cimetière d’Aïn El-Beida où les membres de la Fondation Alloula et les amis et admirateurs du défunt se sont recueillis sur la tombe du dramaturge, à l’occasion du 22e anniversaire de son assassinat (10 mars 1994).

Le Théâtre régional Abdelkader-Alloula d’Oran accueille cette deuxième édition, organisée par la Fondation éponyme du dramaturge assassiné par le terrorisme. Dans la soirée de ce jeudi dernier, peu après le coup d’envoi officiel de cette manifestation, le public a assisté au spectacle Ultime halka de la troupe El Halqa du Café littéraire de Sidi Bel-Abbes. Le public (re)découvrira, lors de la clôture, Ramy Maâlouf, un talentueux flutiste libanais résidant entre Beyrouth et Oran et.

Il proposera une composition à partir du texte de feu Alloula de sa célèbre pièce Al Ajouad. Le début de soirée de ce samedi sera assuré par Taferka, un groupe musical oranais inconnu du grand public. Aussi, une exposition de caricature de Max, alias Belghomari Noureddine, et une autre de photos en noir et blanc de Karim Sidi Attalah sur le thème El Gasba wel guellal animeront le hall du théâtre. 

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