Hadj 2023 : L’Algérie veut augmenter son quota
Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmahdi, a affirmé que des négociations « prochaines » avec les autorités saoudiennes compétentes seront lancées pour revoir à la hausse le quota de l’Algérie en prévision du hadj 2023. L’Algérie compte atteindre les 40 300 hadjis.
Depuis que les autorités saoudiennes ont décidé la levée des restrictions sanitaires liées à la Covid-19, tous les pays musulmans espèrent voir leurs quotas revus à la hausse. Les autorités religieuses algériennes comptent lancer des négociations avec les autorités saoudiennes compétentes pour augmenter à 40 300 hadjis le quota de l’Algérie, et ce en prévision de la prochaine saison. C’est ce qu’a déclaré Youcef Belmahdi lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales au Conseil de la nation. Il a parlé du « lancement prochain de négociations et de revoir la question de l’âge fixé l’année dernière à 65 ans suite à la propagation de la Covid-19.
Il convient de rappeler que le quota des pèlerins algériens était de 36 000 en 2019 et devait être porté à 41 300 pour le hadj 2020, mais en raison des mesures contre la Covid-19, seulement 18 697 hadjis ont pu effectuer le rite en 2022. Concernant l’organisation et le coût du hadj ainsi que les frais des prestations y afférentes, le ministre a précisé que « ce coût est fixé après plusieurs étapes et procédures suivies dans le pays et les Lieux saints, visant à améliorer les conditions d’hébergement des hadjis, conformément au cahier des charges régissant l’opération ». « Ce coût comprend tous les services facilitant aux hadjis l’accomplissement des rites dont l’hébergement, le transport, la restauration et le transport des bagages, ainsi que les frais d’entrée au royaume d’Arabie saoudite », a expliqué le ministre.
Il a, à ce propos, relevé qu’« au regard des services offerts, le coût fixé en Algérie était le plus bas, comparativement au reste des pays musulmans ». En ce qui concerne la sélection des agences, M. Belmahdi a fait savoir que cette opération est du ressort d’une commission intersectorielle qui veille à l’application de normes de sélection garantissant l’habilitation des agences de tourisme et de voyage devant prendre en charge les hadjis algériens et donner la meilleure image de l’Algérie.
Par ailleurs, et s’agissant de l’organisation de la omra, le ministre a expliqué que les procédures de régulation de ce rite, durant cette année, ont été effectués de manière directe après la fin de la saison du hadj, à travers l’enrichissement du cahier des charges y afférent, en coordination avec les services du ministère du Tourisme et celui des Affaires religieuses et des Wakfs.
Le ministre a indiqué qu’en cas de violation des articles contenus dans le contrat par l’agence de voyages, le pèlerin pourra déposer une plainte auprès de la commission de suivi rattachée au ministère.