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Hadi s’installe dans le fief d’Al Qaïda, le Sénégal s’implique dans le génocide

Hadi s’installe dans le fief d’Al Qaïda, le Sénégal s’implique dans le génocide

Des sources yéménites, citées par le quotidien libanais As-Safir, ont fait état d’un retour probable à la ville de Sayoun dans la province de Hadramout (Sud-est) du président démissionnaire Abed Rabbo Mansour Hadi réfugié en Arabie. Ces informations interviennent après l’échec des forces de la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite à prendre le contrôle de la ville portuaire d’Aden (Sud).

Selon la chaine de télévision pro-Hadi « Al-Char’iya », Sayoun sera décrété la capitale provisoire de la république yéménite. Et d’ajouter : « Hadi rentrera à Sayoun début mai ». Il est à noter que la ville de Hadramout est considérée comme le fief de l’organisation d’Al-Qaïda et notamment sa capitale Al-Moukalla proche des côtes de la mer arabe.

Entre-temps, après la mobilisation des troupes de la garde nationale saoudienne sous prétexte de protéger les frontières, le Sénégal s’est porté volontaire dans la participation à la guerre saoudienne contre le Yémen. Le 2 avril, l’agence de presse saoudienne a annoncé que le Sénégal va rejoindre la coalition arabe au Yémen. Le Président sénégalais Macky Sall a été reçu par le Roi Salman bin Abdulaziz Al Saoud. Ils ont abordé les aspects des relations bilatérales et comment ils doivent les renforcer.

Macky Sall a ensuite rencontré le ministre de la défense saoudienne, le Prince Mohammed bin Salman bin Abdelaziz. Lors de la réunion, ils ont discuté de l’engagement militaire de la République du Sénégal dans l’opération « Tempête décisive ». L’engagement du Sénégal, premier pays d’Afrique, à vouloir envoyer ses militaires au Yémen a ensuite été salué par le Président de la Guinée.

L’opposition sénégalaise dénonce Cependant, l’opposition sénégalaise a fermement dénoncé l’envoi de troupes sénégalaises au Yémen. Pour le député sénégalais Mamadou Diop Decroix, le Président du Sénégal devait d’abord consulter l’assemblée nationale avant de prendre une telle initiative. Il met ensuite en garde contre une menace qui pourrait perturber la sécurité du pays. Selon lui, Macky Sall s’aventure dans un conflit qui n’engage pas directement l’Arabie Saoudite.

« La position du Sénégal ne doit pas être une mission de guerre, mais plutôt une mission d’intermédiation avec les partis en conflit, parce que toutes ces parties sont membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (Oci), » déclare le député Decroix, cité par Canal France Info. Près de 2000 soldats sénégalais issus des bataillons commandos, parachutistes et blindés sont actuellement regroupés à Thiès (70 kilomètres à l’Est de Dakar, capitale du Sénégal). Ces derniers seraient déjà prêts pour un départ « imminent ».

Le gouvernement démissionnaire rejette le dialogue

Et puis, en ce qui concerne le dialogue national, le ministre démissionnaire des Affaires étrangères a refusé la reprise des négociations de paix entre les parties en conflit au Yémen. Riyad Yassine n’a pas accepté la proposition de la relance des négociations de paix entre tous les groupes politiques au Yémen, une proposition faite par l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh, rapporte l’agence iranienne Irib.

« Ali Abdallah Saleh n’a aucune place dans les prochaines négociations politiques au Yémen et les Houthis (Ansarullah) doivent se retrancher dans la province de Saada (nord) », a indiqué le chef de la diplomatie du gouvernement démissionnaire qui bénéficie d’un soutien tous azimuts de l’Arabie saoudite, des Etats-Unis et d’Israël. L’ancien président du Yémen Ali Abdallah Saleh avait appelé vendredi tous les groupes impliqués dans les conflits faisant rage au Yémen, dont le mouvement Ansarullah et les forces loyales à Mansour Hadi à retourner à la table des négociations.

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