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Nationale

Haddad répond : «Des calomniateurs partisans de l’immobilisme»

Haddad répond : «Des calomniateurs partisans de l’immobilisme»

Le président du Forum des chefs d’entreprise, Ali Haddad, sort de son mutisme pour répondre à ses détracteurs. « Je ne suis pas un prédateur et ma formation patronale ne se substitue pas au corps diplomatique de l’Algérie à l’étranger comme le prétendent les partisans de l’immobilisme », a-t-il lancé hier lors d’une conférence de presse à Alger, tenue à l’issue de l’Assemblée générale du FCE.

Des propos qui viennent en « réponse à certaines parties qui le qualifient, depuis son élection à la tête du FCE, d’oligarque qui veut piller les richesses du pays et même de se substituer à l’Etat à travers l’installation des bureaux du FCE à l’étranger pour le représenter ».

« Les gens qui sont derrière cette campagne veulent me diaboliser en s’attaquant à moi tantôt en tant que PDG du groupe ETRHB et tantôt en tant que président du FCE. Ils font feu de tout bois mais je suis dans l’action et ils sont dans la spéculation et on ne peut empêcher les gens de spéculer », a-t-il riposté.

Sans les nommer, le président du FCE s’est montré ironique à l’égard de ceux qui le critiquent, en affirmant que « ce sont des gens qui font la grasse matinée et qui se lèvent à 10 heures pour déjeuner autour d’une table bien garnie et une fois rassasiés, ils commencent tmanchire (la calomnie) trouvant toujours un bouc émissaire pour lui coller tous les maux du pays ». 

« Nous répondons au partisan de « l’immobilisme » que nous travaillons dur ; nous créons des emplois et de la richesse et nous payons nos impôts », a-t-il déclaré en précisant que son groupe à payé en 2015 20 milliards de dinars aux impôts.

Concernant son accusation de vouloir créer une diplomatie parallèle à l’étranger, il a répondu qu’il veut simplement mettre les opérateurs économiques nationaux en relations d’affaires avec les opérateurs étrangers.

Il a ajouté que sa formation continue de défendre les intérêts des entreprises en faisant part de son appréciation de l’article 37 de la Constitution qui ouvre les initiatives à toutes les entreprises sans distinction entre les privées et celles relevant du secteur public.

Concernant les parts du marché attribuées à son groupe, il a affirmé que l’ETRHB a décroché des parts de marché dans le cadre des avis d’appel d’offres souvent dans le cadre d’un groupement de plusieurs sociétés nationales. 

« Nous sommes décomplexés car nous avons constaté à travers notre expérience sur le terrain que nous ne sommes ni mieux ni pires que les entreprises de renommée mondiale. Par ailleurs, nous n’avons pris la place de personne et personne ne nous fait de cadeau », a-t-il lancé. 

Le président du FCE a rebondi sur le « prêt prétendu de la BNA à son groupe, qui se chiffrerait à plus d’un milliard de dinars, en rappelant que la banque elle-même a apporté un démenti. Il a ajouté néanmoins qu’il a le droit, en tant qu’opérateur, de demander des prêts à la banque. Le président d’honneur du FCE, Omar Ramdane, a répondu pour sa part au système de subvention de l’Algérie aux produits de base, le qualifiant de « système injuste » qui favorise les riches pour acheter les produits soutenus.

Il a cité le prix de l’essence en affirmant que se sont les riches qui consomment plus de gasoil et d’essence car c’est eux qui circulent avec des 4×4. Il a cité par ailleurs les 120 millions de baguettes de pain jetées quotidiennement dans les poubelles. « Pourquoi l’Etat subventionnerait un salarié qui touche 10 fois, voire 15 fois le SNMG ? », s’est-il demandé en proposant plutôt des pensions complémentaires pour les sans revenu et pour les gens à faible revenu.

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