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Guitouni : «La loi sur les hydrocarbures sera prête au moment opportun»

Guitouni : «La loi sur les hydrocarbures sera prête au moment opportun»

Décidées par le gouvernement pour rendre les investissements dans le secteur pétrolier et gazier plus attractifs, les premières moutures de l’amendement de la loi sur les hydrocarbures seront finalisées vers la mi-juin 2018, a annoncé hier le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, dans un point de presse, en marge de la journée Portes ouvertes de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft).

Le ministre a toutefois précisé que le projet portant amendement de loi sur les hydrocarbures ne pourrait être finalisé à cette date, ajoutant que la phase de réfléchir aux grand axes de ces amendements est en cours pour passer ensuite à la rédaction de la première mouture sur la loi des hydrocarbures.

« La loi engagée par le gouvernement sera prête au moment opportun. Il ne faut surtout pas se précipiter « , a-t-il répliqué aux journalistes, qui ont évoqué l’impatience des compagnies étrangères et leur inquiétude « face à l’instabilité juridique des lois algériennes ».

Interrogé sur la règle 51/49, régissant l’investissement étranger avec un partenaire local en Algérie, le premier responsable du secteur a répondu que cette règle est « intouchable » et « immuable ».

Concernant le contenu de ses amendements, Guitouni a expliqué que la révision de la loi sur les hydrocarbures intervient dans une conjoncture particulière marqué par une baisse drastiques des prix de l’or noir.

« Elle doit être adapté à la conjoncture », a-t-il estimé en citant à titre d’exemple la fiscalité pétrolière qui devrait être réaménagée en fonction du prix du baril du pétrole. « Nous ne pouvons appliquer le même dispositif fiscal aussi bien pour un baril à 150 dollars qu’à 50 dollars, car l’investisseur ne viendra pas puisque non intéressé », avait déjà déclaré précédemment.

Compte tenu de la conjoncture économique qui prévaut en Algérie depuis 2015, l’Algérie envidage d’améliorer l’attractivité de son domaine minier par son adaptation à la conjoncture actuelle ddu cadre juridique réglementaire et du climat des affaires.

Le ministre a affirmé dans ce contexte que des concertations ont déjà été engagées avec les compagnies pétrolières et gazières à l’effet de cerner leur compréhension des textes législatives et réglementaires de l’Algérie, et leur appréhension vis-à-vis d ses dispositions fiscale.

« Nous entendons y apporter des éclaircissements mais encore aller plus loin, en agissant sur les conditions d’attractivité afin d’améliorer l’environnement des affaires, et cela au bénéfices de tous « ,a-t-il assuré lors de son discours aux responsables des 30 compagnies étrangères présents à cette évènement. Guitouni avait récemment reconnu que la plupart des appels d’offres lancés par l’Algérie pour la recherche et l’exploration pétrolières s’étaient avérés infructueux.

Face à cette situation, il avait fait savoir que le secteur de l’énergie avait engagé une réflexion pour modifier la loi en vigueur de façon que l’investisseur et l’Algérie soient gagnant-gagnant. Un engagement qu’il l’a confirmé hier en déclarant que cet amendement « est un signal fort » que l’Algérie vient de lancer aux investisseurs afin d’améliorer son attractivité dans le domaine de la prospection et de l’exploitation des hydrocarbures, de façon à renouveler ses réserves diversifier le tissus de sesindustries de transformation.

Il s’agit aussi pour le ministre d’intensifier les investissment da ns le raffinage « ceci nous permettra de faire face aux besoins croissants du marché intérieur et améliorer les recettes du pays.

Guitouni a également promis de faire la guerre à la bureaucratie en éliminant les entraves légales et administrative à l’investissement, estimant « inconcevable » qu’aujourd’hui des opérateurs se plaignent de lourdeur bureaucratique qui entravent le démarrage et la mise en œuvre de leur projets.

Le domaine minier des hydrocarbures exploré à seulement 30 %

Pour convaincre les opérateurs de plus en plus frileux depuis la ch du prix du baril du pétrole, le ministre de l’énergie a mis en avant les potentialités du domaine minier national en hydrocarbures, qui demeure, selon lui « peu connu et peu exploré » .

« La surface total du domaine minier d’hydrocarbures dépasse 1,5 millions de kilomètres carrées, dont 30% seulement sont exploré « , a-t-il avancé, ajoutant que la densité des fourrages avoisine quant à elle les 14 puits par 10 000kilomètres carrés.

« Nos réserves en ressources conventionnelles et non conventionnelles sont très importants et nous place parmi les premiers au monde » , a-t-il encore souligné en signalant que plusieurs découvertes ont été réalisés récemment .

Concernant l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, Guitouni a affirmé qu’il faut au moins 5 à 10 ans pour se rendre à l’évidence sur la nécessité d’explorer ce fort potentiel de cette ressource non conventionnelle.

Les participants à cette journée ont mis en avant l’avancée technologique dans l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, notamment en ce qui concerne la fracturation.

« Les choses ont beaucoup évoluées ces dernières années. Il y a un engagement sociale de la part des compagnies pour prévenir et minimiser l’impact environnementale », a-t-on estimé, en considérant que la réflexion sur l’exploitation du gaz de schiste est engagé mais pas encore conclue.

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