Guerre génocidaire à Gaza : Le deuil perdure face aux attaques meurtrières – Le Jeune Indépendant
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Guerre génocidaire à Gaza : Le deuil perdure face aux attaques meurtrières

Guerre génocidaire à Gaza : Le deuil perdure face aux attaques meurtrières
TOPSHOT - Palestinians evacuate the area following an Israeli airstrike on the Sousi mosque in Gaza City on October 9, 2023. Israel continued to battle Hamas fighters on October 9 and massed tens of thousands of troops and heavy armour around the Gaza Strip after vowing a massive blow over the Palestinian militants' surprise attack. (Photo by Mahmud HAMS / AFP) (Photo by MAHMUD HAMS/AFP via Getty Images)

Le deuil ne veut plus quitter la bande de Gaza. Une énième attaque meurtrière de l’armée d’occupation sioniste a secoué l’enclave palestinienne. Ce mardi soir, au moins 29 civils palestiniens ont été tués dans une frappe aérienne qui a visé l’école Al-Awda à Abasan, à l’est de Khan Younès, au sud de Gaza. Selon les sources médicales, cette attaque a également fait des dizaines de blessés.

Depuis le début du mois d’octobre dernier, les forces d’occupation israéliennes, qui mènent une agression sans précédent dans la bande de Gaza, a commis des centaines de massacres faisant de nombreuses victimes civiles. Samedi dernier, une autre frappe sur une école de l’UNRWA avait déjà fait 16 morts et 50 blessés.

Le Hamas, principal mouvement de résistance palestinien, a dénoncé un « massacre terrible » et « la continuation du crime de génocide » que l’armée israélienne mène contre le peuple palestinien depuis maintenant près de dix mois.

Cette nouvelle tragédie intervient alors que la situation humanitaire dans la bande de Gaza est déjà extrêmement préoccupante. Lundi, dernier, l’UNRWA a annoncé que près de 300 000 élèves dans la bande de Gaza n’étaient plus scolarisés depuis 9 mois en raison des violences. Les infrastructures civiles, déjà fragilisées par le blocus israélien, sont de plus en plus endommagées, aggravant les conditions de vie déjà très difficiles pour la population.

Selon le commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), Philippe Lazzarini, l’entité sioniste a bombardé les deux tiers des écoles de l’agence depuis le début de son agression contre la bande de Gaza, le 7 octobre 2023.

Deux tiers des écoles de l’UNRWA bombardés

« Depuis le début de l’agression sioniste, les deux tiers des écoles de l’UNRWA à Gaza ont été frappées par l’armée sioniste, certaines ont été bombardées et beaucoup gravement endommagées », a écrit M.Lazzarini, dans un message sur la plateforme X, faisant remarquer que « quatre écoles ont été frappées au cours des quatre derniers jours ».

Le chef de l’UNRWA a souligné, à ce propos, que « les écoles à Gaza sont passées de lieux sûrs d’éducation et d’espoir pour les enfants à des refuges surpeuplés et finissent souvent par devenir des lieux de mort et de misère ».

Et de déplorer que « neuf mois plus tard (après le début de l’agression sioniste), sous nos yeux, les tueries, la destruction et le désespoir incessants et sans fin se poursuivent ».

Avant d’alerter : « Gaza n’est pas un endroit pour les enfants », affirmant que « le mépris flagrant du droit international humanitaire ne peut pas devenir la nouvelle norme ».

Il a appelé, enfin, à un « cessez-le-feu immédiat avant de perdre ce qui reste de l’humanité commune ».

De son c ôté, le Croissant-Rouge palestinien a déclaré hier que ses équipes des salles d’opérations recevaient des dizaines d’appels de détresse humanitaire en provenance de la ville de Gaza, sans que ses ambulances ne puissent les atteindre, en raison de l’intensité des bombardements de l’armée d’occupation sionistes.

 Le Croissant-Rouge palestinien ‘’ hors service’’

Cité par l’agence de presse Wafa, le Croissant-Rouge a affirmé que les rapports de terrain du gouvernorat de Gaza affirment tous que les conditions de vie de la population sont extrêmement tragiques et les forces d’occupation continuent de cibler les zones résidentielles et de s’efforcer de déplacer les citoyens de leurs lieux de résidence et des centres d’hébergement.

Il a dénoncé, à cet égard, le bombardement avant-hier soir par l’armée d’occupation d’une école abritant des personnes déplacées dans la ville de Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, faisant au moins 29 martyrs et plus de 53 blessés, dont des cas graves et critiques.

Pour rappel, le Croissant-Rouge palestinien avait annoncé le même jour que tous ses centres médicaux à Gaza étaient hors service en raison des ordres d’évacuation émanant des forces d’occupation sionistes dans de nombreux quartiers de la ville.

Dans un communiqué, il avait indiqué que « tous ses centres médicaux et cliniques d’urgence dans le gouvernorat de Gaza étaient hors service, en raison des évacuations forcées imposées par l’occupant dans diverses zones du gouvernorat (de Gaza) où se trouvent ces centres médicaux et cliniques ».

Les Palestiniens n’ont plus aucun autre endroit vers lequel se tourner

Par ailleurs, et en dépit de tous ces massacres, l’armée d’occupation a émis avant-hier de nouveaux ordres d’évacuation pour les habitants de la ville de Gaza.  Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a exprimé, hier, sa consternation face à l’émission de nouveaux ordres d’évacuation, soulignant que les Palestiniens n’ont plus aucun autre endroit vers lequel se tourner.

L’organe onusien a indiqué que les forces sionistes « ont donné l’ordre aux civils des zones centrales de la ville de Gaza, y compris les zones d’Al-Tuffah et d’Al-Daraj, d’évacuer immédiatement la zone située à l’ouest de la ville », tout en affirmant que les forces sionistes « ont intensifié leurs frappes au sud et à l’ouest de la ville de Gaza, ciblant les mêmes zones vers lesquelles elles avaient ordonné aux habitants de se déplacer ».

Le Haut-Commissariat a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes concernant les ordres d’évacuation émis par les forces sionistes, affirmant que « ces ordres prêtent souvent à confusion car les gens se sont déplacés vers des zones où se déroulent des opérations militaires ».

Pour sa part, L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a tiré la sonnette d’alarme sur une aggravation de la crise sanitaire dans la bande de Gaza, suite à de nouveaux ordres d’évacuation de la ville émanant des forces d’occupation sionistes, ont rapporté des médias.

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a souligné la gravité de l’impact de ces ordres sur les services sanitaires, déjà limités dans la région.

« Il n’y a vraiment aucun endroit sûr à Gaza », a-t-il déclaré, dans un communiqué, ajoutant que « les dernières informations relatives aux ordres d’évacuation de la ville de Gaza vont encore entraver les prestations de soins vitaux, déjà très limitées ».

L’OMS a signalé que des hôpitaux clés sont hors service. Les patients de ces hôpitaux se sont vus contraints d’évacuer d’eux-mêmes les lieux, ont reçu une autorisation de sortie anticipée ou ont été transférés vers d’autres établissements de soins.

Les hôpitaux Kamal Adwan et Indonésien, qui prennent désormais en charge ces patients, sont confrontés à de graves pénuries de carburant, de lits et de matériel médical de traumatologie.

L’hôpital indonésien fonctionne actuellement au triple de sa capacité, luttant pour faire face à l’afflux de patients.

L’hôpital Al-Helou, situé dans les blocs touchés par l’ordre d’évacuation, continue de fonctionner, mais partiellement.

Quant aux hôpitaux As-Sahaba et Al-Shifa, situés à proximité des zones d’évacuation, ils restent fonctionnels pour l’instant, bien que leur statut soit précaire en raison de leur proximité avec les zones de conflit.

En outre, six antennes médicales et deux centres de premiers soins se trouvent dans les zones d’évacuation, ce qui met encore plus à rude épreuve l’infrastructure médicale du territoire palestinien assiégé.

Dr Ghebreyesus a mis en garde contre le fait que ces installations médicales essentielles pourraient rapidement devenir inutilisables, en raison de l’agression sioniste ou des obstacles à l’accès.

L’OMS a appelé à un cessez-le-feu afin que l’aide médicale puisse atteindre les personnes qui en ont cruellement besoin et que les blessés puissent recevoir les soins appropriés.

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