-- -- -- / -- -- --


Monde

Guerre au Moyen-Orient  : Washington et Téhéran tentent une nouvelle désescalade

Guerre au Moyen-Orient  : Washington et Téhéran tentent une nouvelle désescalade

Washington et Téhéran discutent d’un accord simplifié mêlant cessez-le-feu et moratoire nucléaire. La Chine et plusieurs pays du Golfe poussent à préserver la navigation dans le détroit d’Ormuz, tandis que les missiles balistiques et l’influence régionale iranienne restent hors du périmètre des discussions.

Les négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran semblent replonger dans un schéma désormais bien connu : propositions relayées par des médiateurs, menaces américaines, contre-offres iraniennes, puis retour des pressions économiques avant une nouvelle tentative de compromis. Malgré l’absence de confiance entre les deux camps, Washington comme Téhéran restent enfermés dans une logique de désescalade, faute d’alternative militaire ou économique viable.

Dans ce contexte, la médiation pakistanaise a remis sur la table un nouveau mémorandum d’entente destiné à éviter une rupture totale du cessez-le-feu fragile autour du détroit d’Ormuz. La Chine, rejointe par plusieurs pays du Golfe, pousse activement les deux parties à préserver la circulation maritime et à éviter une flambée durable des prix de l’énergie.

Pékin accueille d’ailleurs des discussions parallèles entre responsables américains et iraniens, signe de l’internationalisation croissante du dossier. Concession américaine ? Le document actuellement discuté marque une évolution importante. Contrairement aux précédents projets, souvent longs et fragmentés, le nouveau texte repose sur quatorze principes généraux combinant, dans une même séquence, désescalade militaire et cadre nucléaire.

Washington accepterait un délai de trente jours pour négocier les aspects techniques, abandonnant sa logique du « à prendre ou à laisser ». En échange, Téhéran accepterait désormais d’associer la question nucléaire à la fin des hostilités et à la levée du blocus maritime.

Parmi les concessions envisagées figurent un moratoire iranien sur l’enrichissement d’uranium ainsi que le possible transfert à l’étranger d’une partie des stocks hautement enrichis. Les États-Unis pourraient, de leur côté, alléger certaines sanctions et débloquer des avoirs iraniens gelés. Les deux camps semblent ainsi privilégier un accord de gestion de crise rapide plutôt qu’un règlement stratégique global. Le texte écarterait toutefois deux sujets majeurs : les missiles balistiques iraniens et l’influence régionale de Téhéran. Cette omission traduit une concession mutuelle. Washington semble avoir renoncé, au moins temporairement, à intégrer ces questions afin d’éviter l’effondrement immédiat des négociations. Pour l’Iran, ces dossiers restent des lignes rouges absolues.

Soupçons de délit d’initié après les rumeurs d’accord 

Les rumeurs d’accord entre Washington et Téhéran ont fait chuter les prix du pétrole. Des soupçons de délit d’initié émergent après d’importantes opérations financières. Les marchés restent suspendus à l’évolution des tensions autour du détroit d’Ormuz. L’annonce d’un possible rapprochement entre les États-Unis et l’Iran a provoqué une onde de choc sur les marchés mondiaux, faisant chuter brutalement les prix du pétrole tout en soutenant les indices boursiers américains. Selon Axios, Washington et Téhéran seraient proches d’un mémorandum visant à mettre fin à la guerre et à ouvrir la voie à de nouvelles négociations nucléaires.

Cette perspective d’apaisement a immédiatement alimenté les spéculations autour d’une réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique du commerce mondial d’hydrocarbures. La ruée vers la Bourse À la suite de ces informations, le Brent est tombé de 108 à 97 dollars le baril avant de limiter ses pertes autour des 102 dollars. Dans le même temps, les marchés actions ont fortement progressé, le Nasdaq gagnant 1,5 % et le S&P 500 plus de 1 %.

Mais cette volatilité soudaine a également déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux et parmi les traders, certains dénonçant de possibles opérations de délit d’initié. Le compte spécialisé Unusual Whales a affirmé que près de 920 millions de dollars avaient été placés sur des positions vendeuses contre le pétrole environ une heure avant la publication du rapport d’Axios. Selon cette même source, le détenteur de cette position aurait engrangé environ 125 millions de dollars de bénéfices grâce à la chute des cours.

Des soupçons de délit d’initié Ces révélations ont alimenté les accusations de manipulation de marché et renforcé la méfiance envers les annonces diplomatiques liées au conflit. Plusieurs analystes ont dénoncé une succession de « faux départs » dans les discussions entre Washington et Téhéran. L’ancienne élue républicaine Marjorie Taylor Greene a accusé certains acteurs proches du pouvoir de profiter financièrement des alternances rapides entre menaces de guerre et annonces de paix. D’autres observateurs ont souligné que ces rumeurs de désescalade coïncidaient souvent avec les tensions sur les marchés obligataires américains, notamment lorsque les rendements des bons du Trésor dépassaient certains seuils critiques.   



Veuillez activer JavaScript dans votre navigateur pour remplir ce formulaire.

Cet article vous-a-t-il été utile?

Cet article vous-a-t-il été utile?
Nous sommes désolés. Qu’est-ce qui vous a déplu dans cet article ?
Indiquez ici ce qui pourrait nous aider a à améliorer cet article.
Email
Mot de passe
Prénom
Nom
Email
Mot de passe
Réinitialisez
Email