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Nationale

Guelma : Le calvaire des mères travailleuses

Guelma : Le calvaire des mères travailleuses

La gent féminine contribue efficacement au développement du pays et certains secteurs enregistrent une majorité dans leurs effectifs, à l’image de l’enseignement, de la santé et l’administration publique. Toutefois, cet élan est quelque peu freiné, puisque la mère travailleuse est toujours hantée par la sécurité, le bien-être et la santé de ses enfants en bas-âge dont elle doit se séparer durant la journée.

Tiraillée par ses obligations professionnelles et familiales, elle use de mille et une astuces pour se tirer d’affaire, et c’est loin d’être une sinécure !

Contrairement aux pays d’outre-mer et même voisins, nous enregistrons un certain retard quant aux structures appelées à accueillir les bébés, enfants en bas-âge dans des conditions idoines.

Cependant, certaines institutions étatiques, dont Sonatrach, la Défense nationale, la Sûreté nationale, ont pris en charge ce volet sensible en réalisant des crèches destinées aux enfants de leur personnel féminin et où exercent des puéricultrices expérimentées.

A Guelma, L’ APC dispose de deux crèches, sises Cité Bensouilah et Place des martyrs, aux abords de la mosquée Abdelhamid Benbadis. Celles-ci accueillent chacune plus d’une centaine de bambins âgés au minimum de trois ans, sachant que les frais d’inscriptions oscillent entre deux mille et trois mille dinars par mois.

Saisissant l’opportunité de ce créneau juteux, des hommes d’affaires s’y sont investis en édifiant des établissements agréés par les pouvoirs publics, et qui poussent comme des champignons puisque la demande devient croissante au fil des ans.

Les parents déposent chaque matin leur progéniture dans ces garderies qui proposent plusieurs formules, à savoir prise en charge pour la matinée, demi-pension, tétées, sieste, jeux éducatifs, etc …

Cependant, seuls les couples aisés sont concernés car les frais d’inscription varient entre trois mille et cinq mille dinars par mois .Chaque matin, qu’il pleuve, vente ou neige, les parents enveloppent dans des couvertures leurs nourrissons et se rendent à pied, par bus ou en voiture vers ces structures d’accueil et surtout auprès des nourrices qui possèdent une certaine expérience dans ce domaine.

D’une manière générale, ce sont des femmes issues de milieux modestes qui acceptent cette fonction délicate et sensible qu’elles remplissent avec abnégation, sachant qu’elles s’occupent de deux ou trois bébés à raison de deux mille dinars chacun.
De toute évidence, les mères travailleuses se séparent de leurs nourrissons pendant la journée, la mort dans l’âme, car elles appréhendent de fâcheux accidents. Il est reconnu que rien ne peut remplacer l’affection et l’amour d’une maman !

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