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Nationale

Grève surprise des conducteurs de train

Grève surprise des conducteurs de train

Les transports ferroviaires dans le centre du pays sont devenus problématiques pour les voyageurs et les travailleurs qui empruntent les lignes est et ouest de la banlieue algéroise.
En ces jours de départ en vacances de milliers de voyageurs mais également pour tous ceux qui maintiennent l’activité économique et administrative dans la région, l’arrêt subit et sans préavis des trains de banlieue est une très mauvaise surprise.
Ce dimanche, après un week-end éprouvant vu les fortes chaleurs enregistrées, les voyageurs empruntant les lignes est et ouest de la SNTF, c’est-à-dire celles de la banlieue algéroise, ont eu la désagréable surprise d’apprendre au niveau des gares que les trains étaient à l’arrêt. Une autre grève sauvage des agents de la SNTF qui surprend tout le monde et, surtout, qui oblige des travailleurs à recourir à des solutions extrêmes pour rejoindre leur lieu de travail, sinon à ne pas s’y rendre du tout.Ce dimanche, et jusqu’à 10 heures, c’était le chaos dans les gares du Centre.

Des voyageurs attendaient en effet un hypothétique train, sans qu’ils ne soient informés de quoique ce soit ni pris en charge, comme d’habitude, le minimum n’étant pas assuré aussi bien par les agents que par les chefs de gare, absents. Ces derniers ne font jamais le moindre geste pour informer leurs clients sur ces arrêts intempestifs de travail, qui ont définitivement décrédibilisé cette entreprise. Il s’est avéré finalement que la grève qui a débuté, tôt hier, a été organisée par certains travailleurs de la SNTF, dont les mécaniciens et les chauffeurs de train, et ce pour des raisons pour le moins étonnantes. En effet, l’arrêt de travail observé hier par les mécaniciens et autres chauffeurs, tout comme certains agents à la gare centrale d’Alger notamment, a été motivé par le retard dans le paiement des travailleurs ayant des comptes CCP, alors que ceux ayant des comptes bancaires ont perçu leur salaire du mois de juillet le plus normalement du monde.

A la gare de Blida, des travailleurs, certains préposés au contrôle et d’autres à la sécurité, n’ont pas hésité à déclarer devant des voyageurs étonnés : « Comme ça, ils vont accélérer les virements. » une question s’impose : depuis quand un retard dans le virement d’une paie implique-t-il que des dizaines de trains soient automatiquement immobilisés, hypothéquant les projets de milliers de voyageurs et prenant en otages d’autres milliers de travailleurs ? La SNTF, la seule entreprise de transport de voyageurs du secteur public, qui enregistre annuellement au moins deux grèves sauvages par mois, est depuis quelques années complètement sortie des rails. En plus du problème récurrent des retards, l’entreprise se distingue depuis plusieurs années par l’organisation de grèves surprise, parfois pour des motifs insignifiants, prenant en otages des dizaines de milliers de clients. Le directeur général de la SNTF, M. Bendjaballah, après avoir assuré que le service a repris normalement, et en présentant les excuses de l’entreprise, a expliqué que le retard de paiement d’une partie des travailleurs de la SNTF a été réglé dimanche en milieu de matinée.

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