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Nationale

Grève des travailleurs de six campus à Batna

Grève des travailleurs de six campus à Batna

Un mouvement de protestation largement suivi a été observé hier par les travailleurs et autres agents de six résidences universitaires à Batna. Le blocage des accès aux blocs administratifs et la paralysie des prestations ont contraint plusieurs centaines d’étudiants pensionnaires d’un conglomérat de cités universitaires à une dizaine de kilomètre de la ville de Batna, dans la commune de Fesdis, à faire dans la débrouille pour s’assumer notamment en matière de restauration. Les étudiants se sont contentés, pour les moins nantis, d’un repas froid servi par les responsables des dites cités.

Les travailleurs contestataires, secoués par le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), ont agi dans le but d’alerter les responsables sur le comportement de certains étudiants, qualifié de violent.
Plusieurs agents et autres cuisiniers auraient fait les frais de ces violences, à en croire les grévistes dont le mouvement pourrait être reconduit au-delà des trois jours prévus initialement, soit hier, aujourd’hui et demain. Alors que pour les étudiants la réaction des travailleurs a été entamée dans la précipitation et sans préavis, les contestataires se défendent et appuient leur résolution à aller au bout de leur mouvement, notamment après une agression qu’ils jugent « gravissime ».

Une altercation, avant-hier, entre de jeunes universitaires et le directeur d’une des cités a dégénéré en agression physique sur le responsable. « C’est la goutte qui a fait déborder le vase », insiste l’un des frondeurs. La décision des contestataires a été essentiellement donc motivée par l’insécurité et le traitement dont font l’objet les travailleurs de la part de certains étudiants. Plusieurs plaintes auraient pourtant été envoyées aux responsables sans qu’aucune mesure et encore moins la moindre sanction ne soient prises à l’encontre des étudiants agresseurs. Une passivité à l’origine de la multiplication d’actes de violence verbale devenue presque monnaie courante, et dans certains cas physique, à en croire certains d’entre les frondeurs.

La violence dans les universités de l’Est semble prendre de l’ampleur. Non loin de la capitale des Aurès, un fait a été récemment relaté par le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) de l’université Abbas-Laghrour de Khenchela. Plusieurs enseignants avaient été violentés par un groupe d’étudiants. Une situation qui avait davantage contribué à altérer la relation, déjà peu sereine pour des raisons pédagogiques notamment, entre la représentation syndicale et le recteur accusé alors de laxisme. Ce dernier avait toutefois réussi, lors d’une rencontre tenue avec les responsables des enseignants, à désamorcer la situation en promettant d’agir.
 

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