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Nationale

Grève des enseignants : Un taux de suivi national de 69,27%, selon l’Intersyndicale

Grève des enseignants : Un taux de suivi national de 69,27%, selon l’Intersyndicale

Malgré que le tribunal de Bir Mourad Raïs a confirmé l’illégalité de la grève, une forte mobilisation des enseignants ayant débrayé a été constatée au deuxième jour de la grève nationale à laquelle a appelé l’Intersyndicale de l’éducation. Le taux de suivi a atteint 69,27%, selon les initiateurs du mouvement.

La grève dans le secteur de l’éducation s’est poursuivie, hier au deuxième jour, avec l’organisation en parallèle de sit-in régionaux à Blida, Laghouat, Relizane et Batna, devant les sièges des directions de wilaya. « Comme on s’y attendait, le taux de suivi de la grève organisée par l’Intersyndicale a évolué de 4% pour la deuxième journée et a atteint 69,27% », a-t-on appris de Idir Achour, porte-parole du Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (CELA), qui s’est félicité de l’adhésion massive des enseignants et des fonctionnaires du secteur. Pour sa part, Meziane Meriane, responsable du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest), a fait savoir que les enseignants et les fonctionnaires ont répondu favorablement au mot d’ordre. « la grève s’est bien passée en ce deuxième jour », a-t-il estimé. Selon lui, l’Intersyndicale de l’éducation réclame, notamment, la relance des discussions sur la question du statut de l’enseignant.

Dans un communiqué, l’Intersyndicale a déploré le fait que la ministre de l’Education ait adressé des instructions aux directeurs de l’éducation des wilayas pour casser la grève. « La ministre n’a épargné aucun effort pour casser la grève, en menaçant et en terrorisant les fonctionnaires et les enseignants, en exerçant des pressions sur eux, en demandant aux inspecteurs d’organiser des rencontres pédagogiques durant les journées de grève. Elle a demandé aux directeurs des établissements de remplacer les enseignants grévistes et de ne pas libérer les élèves », a dénoncé l’Intersyndicale. « Malgré tout cela, les fonctionnaires, les enseignants et les enseignantes ont largement répondu à l’appel à la grève », selon le communiqué. Rappelons que les syndicats autonomes (Cela, Snte, Unpef, Snapest, Cnapest et Satef) ont maintenu la grève qui se poursuivra aujourd’hui à travers l’organisation de sit-in régionaux, suite à l’échec des négociations avec le ministère de l’Education nationale. Officiellement, la tutelle a reconnu le droit à la grève des syndicats, mais elle a quand même menacé de procéder à des retenues sur les salaires des enseignants grévistes.

Cela n’a d’ailleurs fait qu’exacerber la colère des membres de l’Intersyndicale. Ces derniers ont indiqué à ce propos que cette mesure n’allait pas les empêcher d’aller jusqu’au bout de leurs revendications. L’Intersyndicale a menacé dernièrement de durcir son mouvement si la tutelle continuait d’appliquer la politique « de fuite en avant ». La grève des 26 et 27 février est la deuxième organisée depuis le début de l’année en cours après celle du 21 janvier dernier, à l’appui de revendications socioprofessionnelles, dont la révision du statut particulier, la retraite proportionnelle.

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