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Nationale

Grève des enseignants du primaire

Grève des enseignants du primaire

Les enseignants du primaire ont reconduit ce lundi leur mouvement de grève d’une journée entamé lundi 6 octobre pour dénoncer les conditions déplorables dans lesquelles ils exercent et réitérer leurs revendications restées sans écho.

Ce mouvement de grève initié par des enseignants à travers les réseaux sociaux a été cette fois-ci soutenu par deux syndicats. Il s’agit du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) et de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef), qui ont annoncé une journée de grève pour demain. En conséquence, les élèves de plusieurs établissements à travers le territoire national ont été contraints de retourner chez eux dès la matinée. Des milliers d’élèves ont été privés d’école sans que les enseignants grévistes ne se soucient de la scolarité des enfants. L’action des enseignants ne s’est pas limitée à cet arrêt de travail. Des rassemblements ont été également organisés devant les directions de l’éducation pour s’insurger contre « la dégradation de leurs conditions de travail ». De même qu’un rassemblement a eu lieu devant le siège du ministère de l’Education nationale. Le sit-in auquel ont pris part quelques dizaines d’enseignants s’est déroulé sous les regards des services de sécurité qui se sont contentés de réguler la circulation routière et de sécuriser l’entrée du ministère. Les enseignants grévistes exigent du ministère de l’Education nationale les mêmes avantages et privilèges que leurs collègues des cycles moyen et secondaire.

Autrement dit, ils demandent la séparation entre la mission de formation et celles de surveillance et de suivi des écoliers pendant la récréation. Les instituteurs protestataires revendiquent l’amélioration de leurs conditions de travail à travers la mise à leur disposition de l’ensemble des moyens pédagogiques nécessaires mais aussi de manuels et de livres scolaires pour chaque niveau. Ils réclament aussi l’uniformisation des fiches techniques et des approches pédagogiques pour les manuels scolaires de tous les niveaux du cycle primaire, la limitation des missions des enseignants du primaire au volet pédagogique uniquement et de les dispenser des séances de l’éducation sportive ou de surveillance des élèves. Ces enseignants ont aussi réclamé la « sécurisation » des écoles primaires et l’instauration d’une journée pour la réception des parents d’élèves, afin d’éviter l’anarchie au sein des établissements. Par ailleurs, ils ont réclamé l’application du décret du mois d’octobre 2014 portant promotion des enseignants du cycle primaire à la 12e catégorie, en plus de la réduction des heures de travail et de l’abrogation de la note les obligeant à assurer des cours de soutien dans les établissements.

Enfin, ils dénoncent la surcharge des classes dans ce palier ainsi que la non-prise en charge de leurs doléances au niveau des établissements scolaires. Toutefois, même si leursrevendications sont légitimes, ne faut-il pas penser aux conséquences d’un tel débrayage sur la scolarité des élèves ? Cette grève, faut-il le souligner, n’a pas été du goût des parents d’élèves, qui ont vu leurs enfants privés de cours. « J’ignore les raisons qui ont amené les enseignants à faire grève, mais il fallait au moins choisir la journée de mardi, pour ne pas priver les élèves de beaucoup de cours », a souligné un parent d’élève. Un autre estime que les revendications des instituteurs sont légitimes, mais « il fallait trouver d’autres moyens que la grève pour les étaler ».

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