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Nationale

Grève dans le primaire : Les enseignants ne fléchissent pas

Grève dans le primaire : Les enseignants ne fléchissent pas

Le mouvement de grève de trois jours, reconductible chaque semaine, s’est poursuivi ce mercredi. Une large mobilisation a été enregistrée à travers les établissements scolaires qui ont été fortement impactés, à la veille des compositions du premier trimestre.

Plusieurs écoles étaient, hier encore, paralysées dans plusieurs wilayas du pays. Ce mouvement de grève pénalise lourdement les élèves du cycle primaire, qui sont privés de cours depuis huit semaines. Leurs enseignants ne comptent pas faire marche arrière et affichent une détermination sans précédent à aller jusqu’au bout, afin de faire aboutir leurs revendications. En plus du boycott des examens du premier trimestre, les enseignants grévistes n’écartent pas le recours à la grève illimitée en cas de non-prise en charge de leurs doléances.

Cette situation de malaise qui affecte les établissements scolaires a suscité la panique chez les élèves et leurs parents qui refusent de voir leurs enfants pris en otages. Se voulant rassurant, le ministère de l’Education nationale a assuré que des mesures ont été prises pour éviter les conséquences de ce mouvement sur la scolarité des élèves. Les examens du premier trimestre auront bel et bien lieu, assure le ministère. La Coordination nationale des enseignants du primaire avait annoncé que le ministère de l’Education nationale a fait appel aux inspecteurs de l’éducation pour préparer les sujets d’examens. Les élèves, souligne-t-on encore, seront surveillés par les directeurs des établissements ou intégrés au sein des classes qui ne sont pas concernées par ce mouvement. Il convient de noter que cette grève est ponctuée par des rassemblements devant les directions de l’éducation à travers tout le territoire.

Rappelons que les revendications des enseignants du primaire tournent autour de « la modification du statut particulier, de sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base, la diminution du volume horaire des instituteurs par rapport à leurs collègues du moyen et du secondaire, l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa publication en 2014, la création de nouveaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport) ». Ils demandent également « la révision des programmes pédagogiques pour, notamment, alléger le poids des cartables, et la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays ». « La restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions » figurent également dans leur plateforme de revendications.

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