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Nationale

Grève cyclique de trois jours à partir du 18 mai

Grève cyclique de trois jours à partir du 18 mai

Alors que le ministère de la Santé a pu absorber la colère de pas moins de 12 000 praticiens de la santé publique, c’est au tour des professeurs de l’enseignement du paramédical de monter au créneau.

Le Syndicat national des professeurs de l’enseignement du paramédical (SNPEPM) annonce une grève de trois jours, reconductible chaque semaine à compter du 18 mai prochain. Ils sont 400 enseignants concernés par ce mouvement qui a été décidé pour protester contre la « discrimination » de la part du ministère de tutelle, qui a exclu les professeurs de l’enseignement du paramédical des concours de promotion prévus du 30 mai au 6 juin prochains.

Un préavis de grève a été déposé le 3 mai. « Nous avons donné 15 jours à la tutelle pour lui permettre d’installer une réunion de conciliation, conformément à la loi 90-02 qui régit les conflits sociaux, mais nous n’avons pas eu de réponse », a indiqué Benyoussef Benyoussef, président du SNPEPM pour justifier l’appel à la grève. Ces contestataires, à travers ce débrayage, s’insurgent contre la non-prise en charge de leur plate-forme de revendications.

Ce mouvement sera une occasion pour les professeurs d’enseignement paramédical (PEPM) pour dénoncer leur exclusion de la promotion collective, qui a touché le personnel paramédical en février dernier. Cette promotion décidée par note ministérielle du 24 février 2015, a provoqué l’ire des professeurs, qui constatent « un franc mépris pour la place de la filière enseignement et inspection pédagogique dans la promotion et la prise en charge médicale des malades et dans l’amélioration de la qualité des soins ».

Cette entité syndicale dénonce également « le retard » accusé dans l’élaboration du statut particulier portant fonctionnement des instituts supérieurs de formation paramédicale et de sages-femmes, en plus des décrets ministériels communs portant postes supérieurs et formation des professeurs, dont le nombre ne cesse de diminuer. Les professeurs de l’enseignement du paramédical appellent la tutelle à procéder à la limitation du volume horaire par semaine

. Ils revendiquent aussi « le règlement du problème de la prime de contagion, qui n’a pas été attribuée dans la majorité des instituts, en plus de la question de la titularisation et de l’intégration des professeurs diplômés des promotions 2008 à 2012, dont certains ont été poussés à la démission, avant d’être réintégrés sans calcul de l’expérience ».

Ils réclament en outre « une reconnaissance pédagogique » de leur qualité actuelle. Les doléances du SNPEPM concernent également l’octroi des « primes d’encadrement des mémoires, la formation des formateurs et des filières paramédicales et les statuts des instituts de formation ».

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