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Grandes incertitudes sur le marché : Petit recul des cours du pétrole

Grandes incertitudes sur le marché : Petit recul des cours du pétrole

Les prix du pétrole reculaient à nouveau sans effacer les gains de la semaine précédente dans un marché attentiste face aux tensions élevées au Moyen-Orient et avant des réunions du G20 et de l’Opep+.

Hier matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 64,58 dollars à Londres, en baisse de 28 cents par rapport à la clôture de lundi.

A New York, le baril américain de WTI pour la même échéance cédait 13 cents à 57,77 dollars.

“Les prix baissent un peu, mais ils sont toujours proches des plus hauts en trois semaines et demi atteints lundi” en début de séance, ont commenté les analystes.

Les prix ont bondi la semaine dernière alors que la tension est montée d’un cran entre les Etats-Unis et l’Iran après qu’un drone américain a été abattu par Téhéran.

Tout conflit dans le Golfe peut potentiellement faire grimper les prix du pétrole, puisque les investisseurs craignent que l’offre mondiale soit perturbée.

Mais le marché se méfie également du conflit commercial qui oppose la Chine et les Etats-Unis, alors que les présidents Donald Trump et Xi Jinping doivent se rencontrer en marge du sommet du G20 au Japon ce week-end.

Après le G20 se tiendra une autre réunion internationale cruciale pour le marché du brut, puisque l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires, dont la Russie, se retrouveront à Vienne début juillet.

Ils doivent décider de renouveler ou non leur accord de limitation de la production au deuxième semestre 2019.

“Un renouvellement de l’accord semble évident, mais les détails seront importants”, estime M. Varga, qui se demande si les pays participants vont geler leurs productions aux niveaux actuels, plus bas que ceux acceptés par l’Opep+ en décembre dernier, ou augmenter leur production pour atteindre ces seuils.

A plus court terme, le marché prendra connaissance aujourd’hui des données hebdomadaires sur les réserves américaines, publiées par l’Agence américaine d’information sur l’Energie.

Pour rappel, dans une série de tweets matinaux, M. Trump, qui a annulé in extremis des frappes contre des cibles iraniennes en représailles à la destruction d’un drone de l’US Navy, a souligné que la protection de voies de navigation dans le Golfe n’est pas pour lui une priorité.

Le président avait affirmé plus tôt que de nouvelles sanctions contre l’Iran allaient être annoncées, ce qui “attise les craintes du marché que ces tensions géopolitiques finissent par plomber l’offre de pétrole”, a commenté un spécialiste.

L’Iran pourrait notamment empêcher le passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, au large de ses côtes, par lequel passe l’essentiel du brut extrait en Arabie saoudite et chez plusieurs autres grands producteurs de la région.

Si ces tensions font grimper les prix, “elles pourraient empoisonner l’atmosphère

déjà peu respirable lors de la réunion de l’Opep la semaine prochaine”, ont noté des analystes.

Lors de la dernière réunion, les désaccords entre l’Iran et l’Arabie saoudite avaient rendu les négociations difficiles, même si la plupart des analystes s’attendent cette fois-ci à un renouvellement de l’accord.

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