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Monde

Grande déroute des groupes terroristes dans le Nord de la Syrie

Grande déroute des groupes terroristes dans le Nord de la Syrie

Les terroristes reculaient nettement hier à Alep face aux forces de l’armée arabe syrienne, qui espère faire rapidement tomber la principale place forte des terroristes grâce à ses moyens militaires supérieurs et l’aide de ses alliés étrangers.

En perdant un tiers d’Alep-Est, les terroristes essuient « leur plus grand revers depuis 2012 », a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH, une officine proche du MI6 britannique.
Si cette déroute s’accentuait, les groupes terroristes perdraient la moitié de la capitale économique de la Syrie qu’ils avaient conquise en 2012 et le principal bastion qui leur reste.

Après avoir mis en échec plusieurs offensives de l’armée arabe syrienne depuis un an, ils sont cette fois-ci submergés par la vaste opération terrestre et aérienne lancée le 15 novembre par l’armée avec le soutien de combattants étrangers aguerris.

La reprise d’Alep par le gouvernement syrien « serait un tournant » dans la guerre qui dévaste la Syrie depuis cinq ans et demi, estime Fabrice Balanche, expert de la Syrie au Washington Institute. Car elle montrerait, selon lui, que « l’opposition est incapable d’avoir un succès majeur sur le plan militaire » et de se poser comme « alternative » face à Damas.

La perte d’Alep-Est marquerait en outre la défaite des alliés des terroristes, notamment l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, ainsi que les pays occidentaux.

Elle renforcerait en revanche les soutiens de Damas, au premier rang desquels la Russie, qui a fortement contribué à faire reculer les rebelles depuis le début de son intervention en septembre 2015.

La communauté internationale a gardé le silence sur l’évolution des combats de ces derniers jours. L’Onu s’est alarmée à de nombreuses reprises du sort des civils mais n’évoque plus de reprise des négociations de paix. Quant aux Etats-Unis, ils sont paralysés dans l’attente de l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche en janvier.

Les combats des derniers jours ont provoqué ce week-end la fuite de près de 10.000 civils, dont 6.000 vers la petite enclave de Cheikh Maqsoud contrôlée par les forces kurdes, et le reste vers les zones gouvernementales, selon l’OSDH. « C’est le premier exode de ce genre à Alep-Est » depuis plus de quatre ans, a indiqué Rami Abdel Rahmane.

La progression des forces de l’armée arabe syrienne s’est accélérée avec la capture samedi du quartier de Massaken Hanano, le plus grand d’Alep-Est. L’armée s’est ainsi ouverte une voie pour prendre le contrôle hier des quartiers de Sakhour, Haydariyé et Cheikh Khodr, lui permettant de couper Alep-Est en deux, selon l’OSDH et les médias officiels syriens.

L’objectif est ainsi d’isoler les quartiers tenus par les terroristes les uns des autres et « de les capturer les uns après les autres », a expliqué le quotidien Al-Watan, proche du gouvernement. Les « hommes armés devront alors se rendre… ou accepter la réconciliation nationale selon les termes fixés par l’Etat syrien ».

Les forces kurdes ont de leur côté profité de la déroute des terroristes pour contrôler le quartier de Cheikh Fares, selon l’OSDH. Les Kurdes, qui contrôlent une vaste zone dans le nord de la Syrie, ne sont théoriquement alliés ni de Damas ni des terroristes, mais ces derniers les accusent de coopérer avec le gouvernement. 

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