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Nationale

Grand casse au centre des personnes âgées de Dély-Ibrahim

Grand casse au centre des personnes âgées de Dély-Ibrahim

Sept employés dont un responsable de la restauration, un infirmier et un ancien travailleur du Centre des personnes âgées de Dély Ibrahim ont été arrêtés, mercredi, par la police de Chéraga dans le cadre d’un détournement de fonds publics et d’équipements. C’est ce qu’a indiqué ce vendredi le chargé de la communication de la Sûreté de wilaya d’Alger (SWA).

Selon la Sûreté d’Alger, les sept présumés malfaiteurs ont été présentés ce jeudi devant les instances judiciaires du territoire de compétence pour association de malfaiteurs, vol qualifié et détournement de fonds publics et d’équipements.
L’affaire a été traitée par les services de police de la circonscription de Chéraga. Ces derniers ont reçu il y a plus d’un mois une plainte de la directrice du Centre des personnes âgées de Dély Ibrahim. Accompagnée par la responsable de l’entrepôt, elle a fait état du cambriolage de l’entrepôt où plusieurs équipements ont été volés par des inconnus. Selon les déclarations de la directrice, des individus ont volé quatorze roues véhicules de secours et d’assistance (ambulances), huit échelles métalliques et vingt jerricanes remplis d’huile pour moteur ainsi que des pièces détachées.

Les auteurs de ce vol en quittant le lieu, ont évité de saboter le magasin pour ne pas éveiller les soupçons des services de sécurité. Pour sa part, responsable de l’entrepôt a déclaré aux policiers enquêteurs qu’elle était la première à découvrir la disparition des équipements, tout en précisant que son prédécesseur (ancien responsable de l’entrepôt) et avant de quitter son poste, n’a pas remis le double des clés à la directrice du centre. Interrogé par la police, cet ancien responsable de l’entrepôt a déclaré avoir remis les doubles des clés à la nouvelle responsable du magasin et qu’il n’a pas remis ni inventorié les marchandises restantes dans l’entrepôt, comme cela est exigé. Poursuivant leur enquête, les policiers de Chéraga ont entendu un médecin qui s’occupe de la santé des personnes âgées. Ce dernier a déclaré, lors de son interrogatoire, qu’il participait au processus de ramassage des personnes sans abri avec l’ambulancier de l’établissement et que l’ambulance utilisée pour cela n’est pas sujette à un contrôle à sa sortie du Centre. Après avoir entendu l’infirmier, les enquêteurs ont interrogé le conducteur de l’ambulance. Ce dernier a fait les mêmes déclarations. Un mois après la plainte, l’affaire a connu un nouveau rebondissement. En effet, les policiers chargés de cette enquête ont été informés de la découverte et de l’emplacement des équipements volés, situés dans l’une des chambres abandonnées du Samu. La découverte a été réalisée par l’un des employés, un remplaçant chargé de surveiller l’entrepôt.

Selon les propos du remplaçant, il a reçu l’information sur les équipements volés de la part d’un employé chargé de la maintenance des ambulances. Ce dernier, qui régulièrement observe quelques moments de repos dans l’une des chambres abandonnées, a reçu un appel téléphonique de la part de deux agents de sécurité du Centre lui demandant d’intervenir suite à une panne électrique qui s’est produite dans la salle de garde, où se trouvent les deux agents de sécurité. En se rendant à la salle de garde pour réparer la panne, l’agent de la maintenance a découvert les équipements volés. Ce dernier, tout comme les deux agents de sécurité, ont relaté les faits aux policiers. Poussant davantage les investigations, les policiers ont entendu une seconde équipe de garde composée de deux agents de sécurité, ces derniers ont signalé qu’ils n’étaient pas au courant du vol et qu’ils n’avaient rien remarqué cette nuit-là, et que les véhicules entrant et sortant du Centre n’étaient pas surveillés ni soumis aux contrôles étant donné la confiance mutuelle entre le personnel.

Quatre jours après la découverte de l’endroit où se trouvaient les biens volés, l’affaire a enfin connu une nouvelle révélation à partir des aveux faits par une pensionnaire du centre qui était accompagnée par la responsable de l’entrepôt et la contrôleuse générale. En effet, la pensionnaire âgée, en état de frénésie, s’est présentée au service de la médecine psychiatrique pour déclarer qu’elle savait qui a volé les équipements du magasin, où elle a vu un groupe de personnes composé du responsable de la restauration, d’un infirmier de nuit et d’un ancien travailleur du Centre en train de voler les équipements en les mettant à l’intérieur de l’ambulance. Elle a déclaré aussi qu’elle a très vite alerté une autre pensionnaire sur ce qu’elle venait de voir. Les deux pensionnaires ont, par la suite, observé chaque mouvement des auteurs du cambriolage. Elles ont relaté tous les faits aux policiers, et pour confirmer leur bon état psychiques, la directrice du Centre des personnes âgées de Dély Ibrahim a délivré aux policiers les certificats psychiatriques confirmant la santé mentale des deux pensionnaires. Après ces témoignages, les enquêteurs ont identifié et arrêté sept employés impliqués dans cette affaire. Ils ont tous avoué leur participation au vol des équipements et d’autres détournements de fonds publics.

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