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Nationale

Gouvernance mondiale de l’IA : L’Algérie s’impose comme membre fondateur de la WAICO

Gouvernance mondiale de l’IA : L’Algérie s’impose comme membre fondateur de la WAICO

Dans un tournant majeur pour sa diplomatie numérique, l’Algérie a franchi une étape historique à Shanghai en signant, jeudi 16 juillet, l’acte fondateur de l’Organisation mondiale de l’intelligence artificielle (WAICO). En intégrant ce cercle restreint de vingt-neuf nations pionnières, Alger affirme son ambition de peser sur les futures règles éthiques et technologiques du secteur, tout en consolidant son rôle d’acteur incontournable au sein des grands blocs stratégiques mondiaux.

Cette adhésion, intervenue en marge de la 9ᵉ Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle (WAIC 2026), marque l’engagement formel du pays au sein de la toute première initiative internationale exclusivement dédiée à la gouvernance et au développement de cette technologie disruptive.

Il s’agit d’une avancée significative pour la diplomatie numérique algérienne. Sur instruction directe du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la ministre et haut-commissaire à la numérisation, Meriem Benmouloud, a officiellement paraphé l’accord à Shanghai. Par cet acte, elle ancre solidement l’Algérie parmi les vingt-neuf États fondateurs de cette institution inédite, dont la mission est de favoriser un réajustement équitable des forces et des opportunités liées à l’intelligence artificielle.

Cette coalition intergouvernementale se veut représentative de la diversité mondiale. Elle réunit dix pays africains, dont l’Algérie et l’Egypte, douze nations asiatiques menées par la Chine et incluant l’Indonésie, le Pakistan, le Laos et le Kazakhstan, ainsi que des puissances eurasiatiques et d’Europe de l’Est comme la Russie, la Biélorussie et la Serbie. Des pays d’Amérique latine, à l’instar du Brésil, du Venezuela et de Cuba, complètent cet ensemble qui ambitionne de bâtir une gouvernance mondiale plus inclusive.

Cette signature stratégique coïncide avec la tenue, du 17 au 20 juillet, de la 9ᵉ Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle dans la métropole chinoise. Mme Benmouloud participe activement aux travaux de ce sommet de haut niveau, inauguré par le président chinois Xi Jinping. Lors de son allocution, ce dernier a insisté sur l’impératif de maintenir l’intelligence artificielle au service de l’humain, illustrant ainsi l’importance capitale que Pékin accorde à cette technologie. Le chef d’État chinois a d’ailleurs annoncé la création de centres internationaux de coopération sur l’IA, développés en synergie avec des entités majeures telles que l’Union africaine, la Ligue des États arabes et les BRICS.

En sa qualité de membre actif de l’Union africaine et de la Ligue arabe, tout en étant partenaire historique de la Chine et candidat au groupe des BRICS, l’Algérie se situe désormais à l’intersection privilégiée de ces nouveaux réseaux technologiques. Cette position est renforcée par l’engagement de la Chine en faveur du partage des savoirs, de l’ouverture et du développement de modèles d’intelligence artificielle en accès libre à faible coût, présentés comme des leviers essentiels pour réduire la fracture numérique à l’échelle internationale.

Le sommet de Shanghai constitue un carrefour d’influence sans précédent, réunissant plus de 1 100 entreprises technologiques, des sommités du monde académique, dont plusieurs lauréats du prix Turing, ainsi que des dirigeants d’organisations internationales. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, y a d’ailleurs lancé un appel vibrant en faveur d’une gouvernance inclusive, avertissant que cette technologie ne saurait être le monopole d’un nombre restreint de puissances ou d’entreprises privées, mais qu’elle doit faire l’objet d’une gestion collective au service de l’humanité tout entière.

Au cœur des débats, les évolutions récentes de l’IA et sa régulation à long terme occupent une place centrale. L’ambition est de jeter les bases d’une plateforme d’échange robuste afin de renforcer la confiance mutuelle et d’approfondir la coopération internationale. Le but ultime demeure de garantir un développement sain, sûr, éthique et maîtrisé de ces technologies, transformant ce sommet en une véritable étape charnière de l’histoire moderne. Pour l’Algérie, cette participation active au premier plan de la scène technologique mondiale répond directement aux orientations stratégiques du président de la République, confirmant sa volonté d’accélérer sa transformation numérique, de s’approprier les avancées de pointe et de consolider sa souveraineté numérique face aux enjeux du futur.



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