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Nationale

Gigantesque incendie dans un souterrain à Constantine

Gigantesque incendie dans un souterrain à Constantine

Un impressionnant incendie s’est déclaré vendredi entre 5 h et 6 h du matin dans un souterrain à Constantine. Des dégâts considérables ont été déplorés par les éléments de la Protection civile.

Le sinistre a eu raison de près d’une quarantaine de magasins spécialisés dans la vente de vêtements et de produits cosmétiques et de plus d’une centaine d’étals placés devant les devantures des locaux par d’ex-revendeurs à la sauvette.

L’incendie que les pompiers ont mis près de cinq heures à circonscrire a nécessité de gros moyens, selon la cellule de communication de la Protection civile. Pas moins de 90 pompiers, dont huit officiers conduits par le directeur du corps, 18 camions-citernes et une dizaine d’ambulances ont été mobilisés. Selon le capitaine Tafer, hormis le gardien de nuit évacué dans un état jugé critique aux urgences du CHU Dr Benbadis, aucune victime n’a été signalée.

La difficulté, selon l’officier, a résidé dans la complexité d’accès aux lieux. Très exigus, les couloirs de la galerie labyrinthique sont difficiles d’accès dans la mesure où les sorties blindées, au nombre de huit, se trouvent loin du foyer.

Maintes fois relevée par les services de la Protection civile –une dizaine de correspondances ont été envoyées à l’APC, a-t-on appris- la dangerosité des lieux cédés à une centaine de revendeurs par les précédentes APC fait que des tonnes de marchandises, dont la plupart inflammables, sont amassées à l’intérieur.

Face au drame, les commerçants, dont la plupart a perdu l’équivalent de plusieurs millions de centimes de marchandises, ont improvisé un mouvement de protestation qui a nécessité l’intervention, le moins que l’on puisse dire musclée, des services de police.

Face à ce nouveau drame, -les flammes avaient dévasté en février dernier une dizaine de locaux dans un autre marché situé à moins de 300 mètres du sous-sol théâtre de l’incendie d’hier-, les habitants de la ville des Ponts sont ahuris. La similitude entre les deux sinistres est que les deux se sont produits un vendredi très tôt le matin.

Deux incendies en moins de deux mois et 200 commerces hors course

« Deux incendies en moins de deux mois ne devraient pas passer sous silence », a laissé entendre un commerçant rencontré sur les lieux.

En effet, après l’incendie du marché des frères Bettou (ex-Ferrando) où près d’une cinquantaine de commerçants ont été contraints de fermer boutique –le marché attend toujours une hypothétique restauration– le sinistre d’hier vient de mettre hors d’usage près de 150 commerces.

C’est dire que le centre de la cité du Rocher, déjà très peu dotée de locaux commerciaux, a perdu en moins de deux mois 200 étals.

Si pour l’incendie du marché Ferrando l’enquête a révélé qu’un court-circuit en était à l’origine, celui d’hier attend toujours les résultats des investigations. Dans ce cas précis, les enquêteurs disposent d’un atout.

Les caméras flambant neuf, récemment installées au centre-ville, pourraient leur être d’un apport non négligeable, à en croire une source policière. A noter toutefois que la même galerie a connu en juillet 2012 un drame similaire. Un incendie avait ravagé plusieurs étals.

En désaccord avec le wali de la capitale de l’Est, et dans le collimateur de ses pairs à l’assemblée communale, le président de l’APC aura un autre souci. Au courroux des commerçants de Ferrando qui s’impatientent face au silence des services chargés de la réhabilitation de « leur marché », le mouvement sera renforcé par ceux du souterrain et la vague de protestation ira crescendo.

C’est dire que devant ces « étranges » feux et le nombre impressionnant de jeunes désœuvrés désormais en colère –la plupart d’entre eux s’accrochent depuis des lustres à leur lopin local commercial, l’année culturelle, dont le coup d’envoi est prévu ce jeudi, s’annonce chaude, bien chaude. 

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