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Nationale

Ghoul allume son ancien parti le MSP

Ghoul allume son ancien parti le MSP

Commémoration du 20 avril oblige, deux partis, le MPA et le PT ont utilisé cette journée pour en faire un fonds de commerce électoral.

Amara Benyounès a choisi Batna, la capitale des Aurès, et autre bastion de l’Amazighité, pour appeler à « une paix linguistique en Algérie », considérant que l’arabe et le tamazight sont désormais deux langues nationales officielles.

Le patron du MPA a estimé qu’après la démocratie calme, il fallait parvenir en Algérie à une paix linguistique car l’arabe et l’amazigh sont désormais deux langues nationales officielles et il n’y plus de place pour la surenchère ».

Benyounès estime que désormais la balle est dans le camp des spécialistes pour lui donner les moyens techniques de son officialité. « La langue amazighe a besoin d’un travail approprié de la part des experts, des spécialistes et des linguistes pour lui donner tous les moyens de devenir effectivement une langue nationale et officielle », a-t-il préconisé.

Le responsable du MPA a invité le peuple algérien, notamment les jeunes, ‘’à s’ouvrir sur les langues étrangères pour accéder effectivement et avec force à la mondialisation’’. La SG du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a longuement abordé le 37e anniversaire du printemps amazigh, coïncidant avec le 20 avril de chaque année, à Boudouaou pour lancer deux idées-force : l’institution d’un secrétariat d’Etat chargé exclusivement de la promotion de Tamazight et de la question amazighe à travers le pays, et la promulgation de la date du 12 janvier, An Amazigh comme journée nationale chômée et payée.

Elle entend ainsi en cas de victoire aux législatives, promouvoir « ce composant essentiel de l’identité nationale » à ses yeux, par l’affectation d’un budget important pour ce portefeuille ministériel destiné, notamment, à la formation d’enseignants et de traducteurs, susceptibles de généraliser l’usage de cette langue à tous les services administratifs, la justice et autres. Et de soutenir avec conviction :

« Nous lutterons pour la généralisation de l’enseignement de Tamazight, à toutes les écoles du pays, du fait qu’elle est considérée comme deuxième langue nationale et officielle car il s’agit de renforcer la cohésion et l’unité nationales, et de faire face à ceux qui veulent exploiter cette question sensible à des fins politiques », dira-t-il en substance. Loin du tumulte de cette journée célébrée avec enthousiasme le président du RCD, Mohcine Belabbas, commence à montrer les dents.

A Bejaïa, il a déploré l’absence de compétition entre programmes des partis en lice pour les législatives qui, a ses yeux, est réduite à une course aux slogans : « Un programme, ce n’est pas des slogans.

Mais des solutions concrètes et réalistes ‘ faire-valoir », a-t-il soutenu lors d’un meeting électoral animé à la maison de la Culture, relevant que même les médias en ont fait l’impasse ». Ce qui, dira-t-il, « fausse le jeu », en mettant en garde contre la confusion.

« Il ne s’agit pas de choisir un candidat photogénique, grand ou beau. Mais, d’élire des candidats qui ont un bagage, un engagement, un sens de l’intérêt public et proche des populations », a-t-il martelé, avant de décliner les « propositions fortes » de son parti pour transcender la crise et le contexte économique difficile que traverse le pays. A ce titre, il a longuement focalisé sur « la régionalisation positive » prônée par le RCD.

Selon lui, le régionalisme dans un cadre national », mettant en relief « la nécessité de rajouter à l’organisation administrative actuelle (APC, daïras, wilayas), une instance régionale, aux prérogatives plus larges pour coordonner leur développement ».

Chèque contre couffin du ramadan

La majorité des candidats s’accordent sur un point. A savoir que les subventions constituent un des thèmes de campagne les plus récurrents dans les déclarations des chefs des parti participant à ces élections.

Tous, en effet, y vont de leur discours sur la meilleure manière de les rendre plus efficaces, de faire en sorte qu’elles bénéficient aux couches et aux personnes les plus démunies et les plus fragiles de la société.

C’est le cas notamment du SG du RND, Ahmed Ouyahia, qui poursuite un discours résolument social tourné vers les plus démunis en prônant cette fois-ci la formule du chèque contre le couffin du ramadan.

Il suggère donc de supprimer le couffin du ramadan et de le remplacer par un chèque de 10.000 DA à distribuer aux démunis : « De cette manière, nous pouvons éviter le détournement », dit-il. Abderrezak Makri , le leader du MSP, distribue à chaque meeting un avertissement, un ultimatum ou une accusation.

Avant-hier, il a publié sur sa page facebook des photos d’un meeting à Blida et a accusé l’ENTV de « dénaturer » les faits dans la couverture de ses rassemblements.

Le président de TAJ, Amar Ghoul distribue, lui, des cartons rouges. Dans un meeting a Koléa reconverti en conférence de presse, il affirmé que son parti allait proposer une révision des procédures d’octroi des subventions étatiques : « TAJ fera en sorte qu’elles aillent aux personnes qui en ont vraiment besoin », non sans ajouter, afin d’éviter que ses propositions n’apparaissent comme étant un artifice pour réduire le champ d’octroi de ces subventions, que celles-ci continueront à être octroyées aussi bien pour les produits de large consommation que pour les autres commodités de la vie, telles, entre autres, la santé, le transport, l’électricité et l’eau. Enfin le président de TAJ n’a pas manqué de parler…de son ancien parti le MSP.

Prenant les précautions d’usage, il fustigera les partis qui, a-t-il déclaré, dans leur pratique, font fi de toute déontologie. Amar Ghoul a ensuite pris à partie « certaines formations qui se prétendent influentes mais qui ont toujours failli dans le contrôle des bureaux et des centres de vote » ; un contrôle qui est, a-t-il déclaré, « un des éléments les plus sûrs de lutte contre la fraude « .

Poursuivant sa critique contre ces partis « qui se disent influents « , il a attribué leur défaillance dans le contrôle des urnes à leur réelle envergure ; loin d’être celle, importante, qu’ils s’attribuent puisqu’elle est parfaitement illustrée par leur incapacité à mobiliser, le jour de l’élection, 70 000 personnes.

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