Ghardaïa subie une grave sècheresse – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Ghardaïa subie une grave sècheresse

Ghardaïa subie une grave sècheresse
Ville de Ghardaïa. Ghardaïa, Algérie, févriér 2014

Ghardaïa et ses régions et leurs oasis sont fortement menacées par la hausse des températures de ce mois de mai. Bien que n’étant pas un pays majeur émetteur de gaz à effet de serre, l’ensemble de la vallée du M’Zab et ses régions subissent depuis près d’une semaine les conséquences d’un changement inattendu du climat, notamment dans sa partie le plus vulnérable, les champs agricoles et les palmeraies en particulier. 

Interrogé par Le Jeune Indépendant, Si Yahia, un des notables de la ville, âgé de 83 ans, affirme que « les défis que fait planer sur la région ce changement climatique brutal sont les éventuels risques de sécheresse et d’inondation qui se préparent probablement pour Ghardaïa et ses environs. Ils seront certainement une occasion éventuelle pour faire émerger une économie verte plus respectueuse de la nature ». 

L’augmentation de cette température hors saison, aura désormais des conséquences inévitables sur les disponibilités en eau dans des zones où le stress hydrique est déjà important. Mais les oasis, fruits de l’adaptation des populations locales durant des siècles à un climat en continuel changement, seront soumises à des pressions de plus en plus fortes, d’où « la nécessité pour les autorités locales de mettre en place des mécanismes d’adaptation accélérée dans un environnement de plus en plus rude», comme l’ont souligné différents experts. (Notables et spécialistes des ruissellements des Eaux, à Ghardaïa),  

Ghardaïa vit donc une importante sécheresse, presque identique à celle déjà vécue lors du passage du Tsunami de 2008. Elle se fait particulièrement ressentir dans la région du M’Zab et ses régions, où l’ensemble de la population locale de la Wilaya de Ghardaïa commence de s’inquiéter sérieusement. Les responsables locaux concernés seront désormais tenues à souscrire un plan d’appui d’urgence aux producteurs agricoles dont l’activité est menacée par l’actuelle sécheresse. 

Selon les notables expérimentés du M’Zab, la région devrait perdre près de 50% de ses récoltes cette année en cas où cette sécheresse persistera durant les mois à venir. Les services météorologiques ont annoncé que cette sécheresse causée par la multiplication des vents de sables de ces derniers temps, devrait vraisemblablement s’accentuer avec des niveaux de pluviométrie très faibles durant la prochaine saison d’été. Du coup, Cette sécheresse aura un impact très visible sur l’économie locale, avec une éventuelle flambée des prix des produits agricoles locaux qui s’est fait déjà sentir depuis la fin du mois de ramadhan dernier.

Cet événement de sécheresse, qui dure depuis la semaine dernière, va particulièrement affecter l’agriculture, et notamment les récoltes maraichères. Sécheresse, et intempéries inhabituelles : les paysans sont les premiers partout dans le monde à subir les conséquences du dérèglement climatique qui chamboule le quotidien de leurs exploitations. 

A « l’Intissa et à Laadira, comme dans tous les champs agricoles à travers la Wilaya », dans ces terroirs agricoles par excellence, les agriculteurs ont un calendrier de plantation. Malheureusement, avec ce changement climatique brutal, notre calendrier est complétement chamboulé » constate Si Mohamed, cet ex- commerçant qui s’est converti dans l’Agriculture dans le périmètre agricole de « L’Intissa », venu témoigner et répondre aux  questions du Jeune Indépendant. « Habituellement La saison des vraies pluies à Ghardaïa, s’annoncent en Mois de Mai à Aout. Mais aujourd’hui, c’est devenu imprévisible.

Nous devons s’adapter au changement climatique et améliorer nos semences comme nos modes de production», explique-t-il. C’est aussi l’imprévisibilité qui frappe, doit-il ajouter, il dit avoir déjà vécu durant l’été 2021 dans son jardin «les effets du changement climatique sur la production des fruits et légumes, spécialement pour le raisin». 

Ainsi, la vallée du M’Zab coincée entre deux montagnes souffre le plus du réchauffement climatique, Alors que la moitié de sa population vit de l’agriculture locale. 

A travers toute la Wilaya de Ghardaïa, hormis le seul ruissellement d’un faible débit, qu’avait vécue Ghardaïa, il y a près d’un an de cela, c’est la sécheresse qui accable le plus les agriculteurs, explique un autre agriculteur de la commune de Mansourah, située à 80 Km du Chef-lieu de la Wilaya de Ghardaia. 

Cependant, entre 2020 et 2021, la sécheresse a été telle que certains paysans «ont dû vendre une partie de leurs bétails parce qu’ils ne pouvaient plus les nourrir» selon Ammi Yahia, ajoutant que dans l’ancienne palmeraie de Ghardaïa, les foggaras, ces installations pour l’irrigation des jardins sont secs et que les réserves d’eau souterraine n’ont pas été remplies, faute de crues saisonnières de ces deux années 2021 et 2022.. 

L’espoir de la population de Ghardaïa résidera donc sur les éventuelles prochaines pluies qui sont très attendues et seront les bienvenues à Ghardaïa. Les Wilayas du Nord/Ouest du pays, que l’allure des vents ira Incha-Allah, les conduire pour arroser Ghardaïa et ses régions très assoiffées.  

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