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Nationale

GHARDAÏA : Taounza fête Yennar

GHARDAÏA : Taounza fête Yennar

Dans le but de faire valoir la culture amazighe dans toutes ses composantes, la direction de la culture de la wilaya de Ghardaïa, en partenariat avec l’école privée Taounza et les habitants de la vallée du M’Zab, a célébré le nouvel an amazigh à travers une grande fête, dite de « Yennar », qui coïncide avec 7 janvier de chaque année.

Cette cérémonie organisée durant les journées des 10 et 11 janvier 2017, ouvre une belle page de l’histoire contemporaine, et c’est ainsi un énorme évènement communautaire symbolique marqué par des soirées culturelles et des repas traditionnels R’fiss (un plat traditionnel à base de mets sucrés, de galette émiettée, avec du beurre et du miel naturel).

Cependant, à l’occasion de cette commémoration qui marque le début de l’année agraire dans la région du M’Zab, la direction de la culture de la wilaya de Ghardaïa a, durant ces deux journées, organisé de nombreuses conférences sur les aspects festifs et légendaires de la fête de Yennar, qui marquent l’inauguration de l’an 2967 du calendrier amazigh.

A travers cette conception, ces journées sont en fait une occasion de relater et d’étudier en profondeur la situation actuelle et les moyens à mettre en œuvre pour la promotion du mouvement et de la culture amazighs.

Placée sous le thème « Yennar, sa symbolique et ses rites », cette manifestation culturelle annuelle a été animée par le coordonnateur de la direction de la culture de la wilaya de Ghardaïa, Mohamed Alouani, en collaboration avec ses invités d’honneur et célèbres poètes du M’Zab, Abdelwahab Fekhar et Salah Tirichine, en présence des élèves de l’école primaire Taounza ainsi que de nombreux invités.

Selon les animateurs, cette initiative a eu pour objectif de mettre en relief les dimensions historiques, culturelles et socioéconomiques du mouvement et de la culture amazighs, en rappelant la nécessité souveraine d’accorder un intérêt particulier à la préservation de ses coutumes et traditions, et l’appui à l’enseignement à travers un renforcement de la diffusion de la langue amazighe, appelée à être considérée comme un enrichissement de la culture nationale.

Durant ces emblématiques journées, des allocutions variées se sont singulièrement articulées autour d’axes traitant notamment de l’histoire, des coutumes et traditions de la civilisation amazighe, des enjeux nationaux, maghrébins et internationaux du mouvement et des opportunités d’élargir davantage l’enseignement de la langue amazighe à travers le territoire national.

Après avoir fait état des revendications du mouvement, appelant notamment à enrichir la reconnaissance officielle de la langue et de la culture amazighes et de ses traditions, les intervenants, à travers leurs discours, ont souligné que l’aboutissement de toute stratégie de développement et d’épanouissement socioéconomique impose l’intégration de la dimension culturelle, dont tamazight est une composante nationale incontournable.

Durant cette méritante festivité amazighe, l’optimisme était de mise. Compte tenu des efforts qui ont été consentis par les hautes autorités de notre pays, l’amazighité gagne désormais à avoir la place qu’elle mérite.

Depuis son enseignement, la langue amazighe est donc de plus en plus revalorisée. Ce dialecte, qui a longtemps été transmis « oralement » de génération en génération, a été enfin intégré dans notre système éducatif.

L’intégration detamazight dans notre système éducatif n’était pas chose facile depuis le départ, tant sur le plan opérationnel, organisationnel que psychologique, car de nos jours elle fait toujours l’objet d’une relative résistance.

En marge de cette bénéfique festivité amazighe, un gracieux tournoi de quilles traditionnelles, dit Tahjourte, a été organisé, ainsi que l’aménagement d’une bibliothèque diversifiée ambulante et d’une belle exposition sur le patrimoine culturel et de photos anciennes sur le M’Zab, au grand plaisir des petits écoliers présents.

L’heure de clôture a été consacrée à la remise des prix aux invités d’honneur : Ahmed Nouh-Mefnoun et Brahim Abdeslam, le tout agrémenté par un copieux repas de « R’fiss » traditionnel, arrosé de thé à la menthe, animé par de belles ritournelles d’une célèbre chorale de Ghardaïa. 

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