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Nationale

Ghardaïa: Sit-in devant la wilaya pour réclamer de l’eau potable

Ghardaïa: Sit-in devant la wilaya pour réclamer de l’eau potable
Des pénuries qui alimentent le mécontentement

L’approvisionnement en eau potable est une priorité du gouvernement algérien. Ce secteur vital représente une priorité nationale et occupe une place de premier ordre dans le cadre stratégique de la lutte contre la sécheresse et la pauvreté. Mais qu’en est-il sur le terrain ?

En plein période estivale, synonyme de grandes chaleurs, la distribution d’eau potable à Ghardaïa connaît une forte perturbation dans plusieurs quartiers de la ville. Les habitants des quartiers touchés par la pénurie d’eau ont organisé, ce lundi, un sit-in devant le siège de la wilaya pour réclamer ce précieux liquide. «Nous habitons le quartier de Touzouz. Dans ce quartier, manifestement marginalisé, les autorités locales ne s’y rendent presque jamais. Nous vivons depuis une vingtaine d’années une forte perturbation en eau potable sans que les autorités locales n’aient fait quoi que ce soit», lance un groupe de jeunes protestataires, scandant : «Nous demandons de l’eau potable avant l’oxygène.»

«Nous habitons au sommet de la ville, au pied du haut minaret. Cela fait des semaines entières que nous vivons une énorme perturbation en matière d’eau potable. L’eau ne coule dans nos robinets que par intermittence. Curieusement, l’eau est distribuée à faible pression dans les robinets. Parfois, nos robinets sont quasiment secs. Que se passe-t-il ?», déplore Si Brahim Itbirene, président de l’Association du quartier Bayoub-Amimoun. Il met en cause la mauvaise gestion des agents du vannage.

Si Aissa, un septuagénaire, se joint à la discussion et affirme que «depuis une décennie déjà, nous vivons le calvaire d’une distribution aléatoire, voire au compte-goutte, de l’au potable», ajoutant que les habitants «sont lassés de cette situation qui perturbe leur quotidien, particulièrement durant l’été».

Pourtant, l’approvisionnement en eau potable est un programme phare du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement). L’une des priorités dans le domaine de l’hydraulique rurale et paysanne vise à permettre à tous les citoyens algériens l’accès direct et permanent à l’eau potable. Cela doit passer par une maîtrise de l’eau et une distribution suffisante, équitable et rationnelle des ressources nationales. Il s’agit aussi de responsabiliser les populations à l’égard de leur approvisionnement en eau, utiliser les potentialités techniques locales et éviter toutes formes de gaspillage de ce précieux liquide.

Cependant, devant le siège de la wilaya, les citoyens protestataires du quartier de Touzouz, trop agacés par cette regrettable situation, semblent en avoir marre et menacent de reprendre d’autres sit-in tant que leur problème d’approvisionnement en eau potable n’est pas résolu. Ces derniers, lors du sit-in de dimanche, ont aussi, et surtout, évoqué énergiquement bon nombre de problèmes, entres autres le bitumage des routes, l’éclairage public et l’ouverture d’un dispensaire dans leur quartier.

Ainsi, il est vrai que dans le quartier Touzouz, situé à l’ouest du chef-lieu, la vie semble s’être arrêtée.
Interrogé par le Jeune Indépendant, Hammou Bahaddi, président de l’Association du quartier Touzouz, indique dan s le quartier, les habitants ne jouissent  pas de toutes les commodités pour une vie normale et ne bénéficient pas d’eau du robinet comme des abonnés « normaux ».
«On se contente du strict minimum en  eau potable qui est distribué au compte-goutte. Souvent, c’est un petit filet d’eau qui coule de nos robinets un jour sur deux, entre 8 à 18 heures de la journée», a-t-il dit.
Il a ajouté  que  «depuis des années,  le quartier fait face à de multiples problèmes, dont l’éternel manque d’eau en quantité suffisante, particulièrement durant la période d’été. Nos citoyens endurent un vrai cauchemar et ne trouvent pas d’explication à cela, sauf que la direction de l’hydraulique est plus que jamais sollicitée pour la réalisation d’un nouveau forage dans notre quartier».

En effet, c’est une équation complexe que les autorités locales doivent désormais résoudre en prenant la nécessité d’une viabilisation plus complète de ce quartier, démesurément oublié. Ses habitants, touchés par cette déficience, espèrent la concrétisation urgente des mesures prises par la commission de wilaya, qui s’est enfin dépêchée, lundi matin, sur le terrain de Touzouz, afin que le spectre de la soif soit enfin éradiqué dans ce pauvre quartier.



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