Ghardaïa : Plus de 100 exploitations agricoles raccordées au réseau électrique
La société Sonelgaz SDC/Ghardaïa a dressé un programme ambitieux pour l’année 2024 au profit des investisseurs du domaine agricole. Près de 105 agriculteurs de la wilaya bénéficieront de travaux de raccordement au réseau électrique, programmés pour l’année en cours. Cette opération permettra d’activer 124 exploitations agricoles. C’est ce qu’a indiqué la cellule de communication de la Sonelgaz/SDC/Ghardaïa dans un communiqué rendu public lundi.
Le montant global consacré à cette opération est de l’ordre de 578 millions de dinars, ce qui permettra de réaliser, à travers certaines communes de la wilaya, 58 kilomètres en moyenne tension et 26,5 kilomètres en basse tension, est-il précisé dans le communiqué. En outre, cet investissement, qui « s’inscrit dans le cadre du programme national de raccordement électrique des exploitations et périmètres agricoles dans les zones sud du pays, a permis la réalisation d’autres équipements, dont 66 transformateurs électriques (HT-BT) », selon la même source.
Cette opération entre dans le cadre de l’encouragement de l’activité agricole dans les régions du Sud. Depuis plusieurs années déjà, une prise de conscience collective a changé le rapport de l’Etat avec l’agriculture saharienne. A Ghardaïa, les nouveaux investisseurs en agriculture sont de plus en plus soucieux d’avoir un produit agricole bio, sain et de qualité, tout en respectant l’environnement. Cette transition nécessite un réel besoin en investissements adéquats pour répondre à ces enjeux.
35 % de la population algérienne vivant en milieu désertique, le développement du secteur agricole peut jouer un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté et l’amélioration de la sécurité alimentaire. Pour cela, l’Etat est l’un des principaux actionnaires de fonds pour le développement de l’agriculture.
En Algérie, les systèmes alimentaires sains, durables et inclusifs sont essentiels à la réalisation des objectifs nationaux de développement du secteur agricole. Son développement est sans équivoque l’un des leviers les plus puissants sur lequel il faut agir pour mettre fin à la pauvreté, renforcer le partage de la prospérité et nourrir les 45 millions d’habitants que compte le pays.
Dans les régions du Sud et du Grand Sud, en particulier, la production agricole est cependant menacée par les effets croissants du changement climatique (désertification, vents de sable, chaleur), souffrant par endroit d’une sécheresse extrême. C’est la raison pour laquelle le gouvernement accorde une importance particulière à l’agriculture, notamment à travers son développement dans le Sud.