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Nationale

Ghardaïa : «Laylate Al-Quadr» à l’honneur

Ghardaïa : «Laylate Al-Quadr» à l’honneur

Depuis le début du mois de ramadhan, la wilaya de Ghardaïa connaît une animation particulière grâce aux riches programmes élaborés conjointement par la Direction des affaires religieuses, les APC de la wilaya et tout particulièrement les mosquées. Ferveur et piété marquent donc chaque soir cette fête religieuse.

Ainsi, les citoyens ont l’embarras du choix pour leurs soirées. Dans toutes les mosquées de la wilaya, richement illuminées pour la circonstance.

Les fidèles viennent de plus en plus nombreux pour participer à des concours de meilleures psalmodie du Coran, pour prier et assister aux veillées religieuses au cours desquelles sont rappelés les bons principes de l’islam et sa théologie, ainsi que le chemin parcouru par notre prophète Mohamed – que le Salut et la paix soient sur lui) – et son œuvre gigantesque pour faire connaître le message divin dont il était porteur.

Trente jours durant, des foules nombreuses transforment les nuits paisibles en véritables moments de joie et de fête. De nombreuses activités meublent au mieux ces longues soirées. Que ce soit en famille ou entre amis, les Ghardaouis savent comment passer du bon temps après le f’tour. Les soirées deviennent ainsi encore plus longues que les journées.

Or, le mois de ramadhan touche à sa fin et l’Aïd-el-Fitr approche à grands pas. Cette année encore, les Algériens ont su profiter de leurs soirées.

Leurs occupations demeurent variées. Une à deux heures après le f’tour, les rues se remplissent, et ce parfois jusqu’à l’aube. Par contre lorsque le soleil est sur le point de se coucher, pas un chat ne traîne dans les rues. C’est ramadhan ! A cette heure précise, les quartiers de Ghardaïa ressembleraient presque à des cités fantômes.

On croirait être sorti à 5 heures du matin d’une journée ordinaire, on peut enfin vivre des instants paisibles, loin des bruits de voitures, des bus, des motos et des embouteillages qui parasitent la ville en permanence.  Mais suffira d’une ou deux heures pour que toutes les grandes villes, en particulier, se remplissent à nouveau.

En cette période, les couche-tard exploitent la nuit au maximum, et ils sont nombreux. A Ghardaïa, les routes deviennent congestionnées, particulièrement au niveau des carrefours. A partir de 22 heures, il faut compter au moins une demi-heure de plus que d’habitude pour s’y rendre.

Il faut aussi s’attendre à être harcelé par une multitude de femmes, d’hommes et d’enfants subafricains qui profitent de l’embouteillage pour demander l’aumône aux automobilistes. Sur les rues commerçantes « Belghanem, Ibn Rostom, Téniéte El-Makhzane », familles, amis et jeunes couples se baladent nombreux et dans une ambiance de sécurité sans pareille, comparativement aux sorties nocturnes le reste de l’année.

Après le f’tour trop varié et les tarawih, les cafés constituent à destination la plus prisée de ces nuits ramadhanesques. Certains proposent des jeux de société, d’autres s’adonnent à la belote, pratique particulièrement courante chez certains retraités ghardaouis.

D’autres plus courageux, organisent des tournois de foot en salle après le f’tour, à l’exemple de celui qui a été fort bien organisé par les services de sécurité de la wilaya de Ghardaïa et qui a regroupé vingt équipes, en présence d’un nombre record d’hommes en bleu.

Certains espaces invitent des petits groupes de chants traditionnels, alors que d’autres, plus extravagants, choisissent de passer la soirée avec des contes et devinettes. Dans les magasins d’habillement, la clientèle est diverse.

On en voit de tous les âges, parfois même des familles entières. Le coût de ce qui est proposé est le seul critère qui pousse une personne à aller dans tel endroit plutôt qu’une dans autre, répartissant ainsi les noctambules selon leur catégorie sociale.

Il arrive que le prix d’un habit soit doublé dans certains lieux, peut-être en raison de la forte demande en cette période de préparatifs pour l’Aïd. A Ghardaïa, l’endroit phare de l’année est évidemment la rue Ibn Rostom, dite « Z’gag-Ejdid », où les magasins restent ouverts jusqu’à deux heures. Durant la dernière semaine du mois sacré, certains commerçants, pressés de voir grimper leur chiffre d’affaires, restent ouverts jusqu’à l’aube.

Par ailleurs, les nuits de ramadhan témoignent aussi d’un afflux massif vers les mosquées. Beaucoup préfèrent profiter de la nuit pour se rapprocher d’Allah (le Tout-Puissant) et s’y rendent pour la prière d’el-ichaa, les tarawihs et. Mais c’est la veille du 27e jour de ramadhan que les mosquées rassemblent les plus de fidèles afin de guetter « Laylate Al-Quadr ».

Cependant, si certains aiment sortir, d’autres préfèrent passer la soirée à la maison. Dans cette catégorie, il y a ceux qui optent pour « quiam allaïl » (prières de la nuit), ce qui revient à faire la prière et à lire le Coran tout au long de la nuit.
Pour d’autres, c’est l’occasion d’inviter des membres de la famille.

Les plus solitaires s’occupent du mieux qu’ils peuvent en attendant le s’hour avec évidemment les chaînes télévisées arabophones qui, comme toujours, en cette période regorgent de sitcoms et feuilletons.

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