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Nationale

Ghardaïa : Flambée des prix des fruits et légumes

Ghardaïa : Flambée des prix des fruits et légumes

Curieusement, les prix au détail des fruits et légumes et autres produits de large consommation connaissent, en cette période d’hiver, une brusque flambée à travers les différents points de vente de la wilaya de Ghardaïa, a-t-on constaté. Une hausse brutale des prix a été relevée au marché de Ghardaïa par rapport à ceux pratiqués trois mois auparavant.

Ainsi, les prix de la majorité des fruits et légumes ont connu une hausse allant du simple au double. A titre d’illustration, le prix de la pomme de terre est passé de 35 à 65 DA/kg, celui de l’aubergine de 60 à 90 DA/kg, alors que la tomate grimpe de 50 à 110 DA/kg.

Aucun fruit ni légume n’est cédé en deçà de 60 DA/kg. De même, la salade a dépassé les 100 DA/kg. Quant aux primeurs, notamment les poivrons, les piments et les petits pois, leurs prix dépassent largement les 150 DA/kg.

 Plusieurs marchands de fruits et légumes attribuent cette hausse au prix du carburant, ainsi qu’à la vague de froid rude et démesurée que traverse notre pays mais aussi aux prix pratiqués par les commerçants de gros qui approvisionnent la région du M’zab à partir du nord et de l’ouest du pays (Boufarik, Tiaret, Takhmaret, Chlef, etc.) et, surtout, à la spéculation de ces mêmes supposés grossistes, en majorité clandestins, installés dans la commune, qui profitent de la rareté des fruits et légumes sur le marché de Ghardaïa en cette période de froid, mettant de côté les nobles valeurs de mansuétude envers les consommateurs, les pauvres en particulier.

Il est à signaler que dans certaines mosquées de Ghardaïa, les prêches de la prière du vendredi et les dourous ont justement porté sur le problème de la spéculation et des hausses des prix en cette période d’hiver.

Cependant, le cri d’angoisse lancé par les citoyens traduit clairement l’essoufflement. Une telle politique des prix au but mercantile, et dont les retombées grèvent lourdement le budget des familles pauvres et des retraités, est difficilement contrôlable.

Mais si chacun y mettait du sien, la Direction du commerce en premier, on arriverait certainement à trouver un remède ?
Un réveil et une action rapide des services de contrôle des prix de ladite direction du commerce permettraient assurément un éventuel retour à plus de réalisme et freinerait ces hausses pour le moins illicites, démesurées et insupportables.

En attendant, le consommateur continuera de se rendre au marché, le cœur serré, tel cet élève qui craint une punition pour n’avoir pas suffisamment appris sa leçon. A Ghardaïa, comment arriver enfin à détrôner ce « roi » qu’est ce groupe de spéculateurs venus d’autres horizons, régulant seuls leurs pratiques illicites. 

Le cri d’inquiétude lancé par la société civile traduit clairement l’essoufflement du « smicard ». Faut-il créer une cellule de contrôle des contrôleurs des prix pour vérifier si oui ou non ils s’acquittent de leur tâche avec intégrité et impartialité, afin de défendre ce pauvre consommateur au chômage ou ayant un bas salaire ?

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