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Ghardaïa : Bientôt le chemin de l’école

Ghardaïa : Bientôt le chemin de l’école

Pour cette rentrée scolaire 2021-2022, prévue le 21 septembre prochain, 118 000 élèves, tous paliers confondus, prendront le chemin de l’école à Ghardaïa, dont près de 6 000 pour la première fois.

Les élèves auront à leur disposition 330 établissements scolaires et 5 600 enseignants, tous statuts confondus.

En dépit de la flambée vertigineuse des prix des fournitures scolaires et de la cherté de la vie en général, la rentrée scolaire reste un grand évènement, non seulement dans la vie de l’enfant mais dans celle des parents également. D’autres personnes adultes vont prendre, un temps, la place du papa et de la maman. L’enfant ne bénéficiera d’aucun traitement de faveur, d’aucune sympathie particulière. C’est une nouvelle page de la vie de l’enfant que l’on tourne dans chaque foyer.

Cependant, une certaine appréhension peut saisir ceux qui devront affronter une expérience scolaire nouvelle. C’est aux parents de dissiper ce sentiment et ils ne pourront le faire que dans la mesure où ils envisagent eux-mêmes la rentrée avec une optique constructive. Il est humain que les parents aient une tendance à considérer leur progéniture comme la plus gracieuse, la plus intelligente, la plus raisonnable qui soit. Mais cela ne doit pas susciter en eux une animosité marquée contre quiconque n’abonderait pas dans le même sens. Or, l’école est le lieu idéal des comparaisons.

Un enfant qui semble être un phénix à la maison n’est, tout compte fait, que l’esprit d’une bonne moyenne, inférieur même à certains camarades plus remarquablement doués. Hélas ! les parents n’admettent pas qu’on détruise les illusions de leurs enfants et il n’est que trop facile de prétendre que de mauvaises notes trahissent, à coup sûr, un parti pris de l’enseignant, une injustice flagrante au bénéfice des premiers, que l’on qualifie aussitôt de «chouchous». De là à faire devant l’enfant des réflexions désobligeantes et même calomnieuses au sujet du maître ou de la maîtresse, il n’y a qu’un pas à ne pas franchir. De même que le professeur ne doit pas se permettre de juger les parents devant l’écolier ou l’écolière, les parents doivent s’abstenir de tout commentaire.

Cependant, les parents se réjouissent, grâce à Dieu, d’avoir mis au monde un enfant intelligent et doué. Tant mieux, mais si ce maître qualifié ne savait pas extraire de cette semence le bon grain, l’enfant réussirait-il si bien ? Son succès est certes dû à son implication mais aussi à la somme de travail que cet enseignant fournit pour inculquer à l’enfant les meilleures leçons.

Un enseignant ou une enseignante n’est pas l’être que l’on peut chahuter. Il est celui que l’on doit respecter, saluer et aimer. Et ce sont les parents qui peuvent y contribuer. Si un écolier venait à se plaindre d’une quelconque sévérité, qui peut lui paraître excessive, c”est aux parents de justifier cette attitude aux yeux de l’enfant, d’autant plus que, une fois l’autorité bien établie et la confiance et la discipline plus facilement maintenues, les autres qualités du maître ou de la maîtresse se révéleront et modifieront ce jugement hâtif.

En outre, il faut surtout que l’enseignant ou l’enseignante soit informé sur la nature de l’enfant, sa santé et son caractère. Cela lui est indispensable pour ne pas commettre d’erreur. Ainsi, un enfant qui n’entend pas bien peut paraître distrait, celui qui souffre d’une vue déficiente peut sembler inintelligent, etc. D’autant plus que le maître ou la maîtresse qui se trouve à la tête d’une quarantaine d’élèves, pour une durée de cours réduite, n’a évidemment pas le temps de

les étudier cas par cas et de découvrir si celui-ci a besoin d’être stimulé par des encouragements ou celui-là doit être réprimandé dès qu’il y a relâchement de sa part.

La maman saura accueillir son petit écolier ou sa petite écolière avec un grand sourire réconfortant. Ce sourire que rien au monde ne peut remplacer pour aider ces petits et petites à devenir les hommes et les femmes de demain. La rentrée scolaire à Ghardaïa s’annonce donc bonne, à condition que cette pandémie de la Covid-19 ne vienne pas bouleverser l’année scolaire.

A cet effet, selon le directeur de l’éducation de la wilaya de Ghardaïa, Ammar Tibani, les enseignants, tous paliers confondus, devront se faire vacciner dès la rentrée scolaire. Une bonne rentrée scolaire dans les meilleures conditions, voilà ce que projettent les responsables à la tête de la direction de l’éducation de Ghardaïa.

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