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Nationale

Ghardaïa à l’heure du tapis

Ghardaïa à l’heure du tapis

Comme chaque année au début du printemps, Ghardaïa abrite le Festival du tapis offrant une ambiance de gaîté. Cette ambiance de joie qui caractérise d’ailleurs le tempérament des Ghardaouis, commence à s’installer dès apparition du printemps. 

En effet, outre le vent de sable, le temps, favorisé par l’influence du climat saharien du grand désert situé à une vingtaine de kilomètres à peine, fait que le thermomètre grimpe allègrement annonçant déjà la venue de la saison chaude. Il est vrai que depuis plusieurs années, d’aucuns vous diront qu’à Ghardaïa, on passe carrément de l’hiver à l’été sans transition.

Il y a aussi un autre facteur se rapportant à la configuration géographique de la ville, installée dans une sorte de cuvette entourée de montagnes, ce qui rend son climat plutôt chaud.

Et où la brise devient une denrée rare. Toutes ces données naturelles concourent pour permettre aux Ghardaouis, une fois l’hiver passé ou presque, d’entamer une série de fêtes qui commencent par la fête du tapis, les célébrations des mariages et les circoncisions de petits enfants.

Les fêtes généralement animées, quelle que soit la position sociale de la famille, par des groupes folkloriques du « karkabou » et de la « zorna », un instrument à vent qui sonne clair, et qu’un groupe d’hommes accompagnent avec le « bendir » et la « derbouka », en reprenant en chœur des airs folkloriques du terroir.

Cette ambiance donne lieu à des danses frénétiques. Cependant, après une éclipse de près de cinq années, c’est le retour de cette Foire nationale du tapis, dans sa 48e édition.

Son coup d’envoi vient d’être donné ce jeudi matin par un magnifique défilé de chars à tapis. L’inauguration de cette fête a été honorée par la présence du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Amar Goul, accompagné par la ministre déléguée, chargée de l’industrie traditionnelle, Mme, Aïcha Tabago, en présence du wali de Ghardaïa, M. Azzedine Mecheri, et de très nombreux invités.
Quatre jours durant, cette fête connaîtra un afflux considérable de visiteurs venus découvrir sur le terrain les valeurs d’un patrimoine artisanal si riche et qui mérite d’être revalorisé davantage.

Lieu de rencontre de nombreux producteurs venus des quatre coins du pays pour exposer leurs ouvrages confectionnés avec autant de soins, la Fête nationale du tapis traditionnel regroupe cette année près de 140 exposants, dont les plus importants sont incontestablement les fabricants de tapis, qui représentent plus de 80% des exposants.

Les stands richement décorés présentent une gamme d’articles de tissage, des tapis aux motifs attrayants, des produits brodés (couvre-lits et coussins) et les produits de maroquinerie rangés soigneusement dans des rayons conçus pour chaque type.

Dans d’autres stands, on d’ouvrages trouve des pièces de dinanderie, vannerie et poterie lesquelles constituent l’essentiel de l’exposition. Tous ces stands, vu la diversité des ouvrages exposés et les prix qui sont appliqués (quoique élevés), attirent le plus grand nombre de visiteurs.

Certains acheteurs optaient pour le tapis « ras » ou en « haute laine », d’autres pour les produits brodés ; d’autres encore pour les plateaux en cuivre. Les moins nantis se contentaient de produits de poterie fabriqués par les unités artisanales de la wilaya de Tizi Ouzou.

Au plan de l’organisation, on notera que de grands efforts ont été entrepris par la wilaya et l’APC, que par la Direction des transports. Cette dernière a mis en service une dizaine de minibus pouvant desservir le Palais des expositions à partir du centre-ville. Cette initiative a été bien accueillie par les habitués de la foire. 

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