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Ghali lance une sévère mise en garde au Maroc

Ghali lance une sévère mise en garde au Maroc
Le président de la République arabe démocratique sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali

Le président de la République arabe démocratique sahraouie démocratique (RASD), Brahim Ghali, a mis en garde l’occupant marocain contre toute atteinte à un quelconque citoyen sahraoui qui donnerait lieu à un retour à la guerre»,

Dans une interview accordée à la Télévision nationale jeudi, le président sahraoui a souhaité qu’il n’y aurait pas un retour à l’effusion du sang, «mais force est de constater malheureusement aujourd’hui, que le monde dans lequel nous vivons ne émeut que face à l’effusion du sang des innocents et je crains que le peuple sahraoui ne soit contraint à ça». Le président de la RASD a réaffirmé, à cette occasion, que le peuple sahraoui «demeure, plus que jamais, attaché à son unité et qu’aucune solution ne sera acceptée en dehors de l’autodétermination et l’indépendance», soutenant que «les générations montantes sont tout aussi déterminées que leur prédécesseurs, et même plus».

Ghali a ce titre affirmé que «les Sahraouis sont prêts à tomber aux champs d’honneur pour le recouvrement de leurs droits». A ce propos, il a appelé les Sahraouis «là où ils se trouvent à la résistance, car la victoire est proche, même si l’occupant marocain mise sur le temps», a-t-il ajouté  Par ailleurs, il a souhaité voir l’Organisation des Nations Unies (ONU) «assumer ses responsabilités et le Maroc n’entreprend aucune action dont les conséquences seraient aventureuses». Il a relevé, dans ce sens, «le blocage total» que connaît la question sahraouie «en dépit des appels incessants de la partie sahraouie en direction de l’ONU et du Conseil de sécurité pour des efforts plus sérieux en vue d’un règlement définitif». La décision du Polisario de reconsidérer son engagement dans le processus de paix au Sahara occidental «a été motivée par la résolution 2494, adoptée l’année dernière par le Conseil de sécurité, et qui constitue une revirement dans la démarche de l’organisation onusienne», a-t-il rappelé.  Evoquant un chantage exercé par des puissances au sein du Conseil de sécurité pour entraver les missions de la Minurso (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental), Brahim Ghali a affirmé que «c’est la France qui veut contenir la Mission au simple contrôle du cessez-le-feu». Il a estimé, dans ce contexte, que «le revirement de l’ONU se traduit par le changement dans les missions dévolues aux Envoyés spéciaux au Sahara occidental». De son côté le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU Sidi Mohamed Omar a indiqué que 29 ans après le cessez-le-feu, le peuple sahraoui «attend toujours l’autodétermination, sans qu’aucune condition favorable à l’organisation d’un référendum ne soit réunie». Dans une interview accordée mercredi à la Radio Algérie internationale. Sidi Mohamed Omar a précisé que le dossier du Sahara Occidental «est en attente d’un règlement, conformément au plan de paix onusien», déplorant «l’absence de conditions favorables à l’organisation du référendum sur l’autodétermination».

Ghali a, en outre, rappelé la décision du Front Polisario du 30 octobre 2019 de revoir sa participation au processus de paix onusien au Sahara occidental, après s’être écarté de son cadre initial, fixé dans le plan conjoint de règlement ONU-OUA (UA actuellement).Et de soutenir que ce plan, accepté par les deux parties au conflit (Front Polisario et Maroc) en 1988, a été même adopté par le Conseil de sécurité. Il a précisé, par ailleurs, que la poursuite de l’occupation avait conduit le peuple sahraoui à perdre confiance dans le processus de paix et que le hirak populaire spontané dans la région de Guerguerat « n’est qu’une façon d’exprimer leur mécontentement qui perdure 29 ans après le cessez-le-feu».L’ONU et le Conseil de sécurité en particulier « sont appelés aujourd’hui à assumer leurs responsabilités et à prendre des mesures sérieuses et opérationnelles pour garantir le parachèvement du processus de décolonisation du Sahara Occidental, dernière colonie en Afrique», a-t-il soutenu. Le conflit au Sahara Occidental est le plus vieux conflit en Afrique qui oppose depuis 1975 le Polisario à l’occupant marocain.

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