Ghali devant les cadres du Front Polisario : Pas de négociation sans le respect du droit à l’autodétermination
Le Front Polisario ne participera à aucune négociation ne respectant pas le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. C’est ce qu’a affirmé le président de la République arabe sahraouie démocratique et secrétaire général du Front Polisario, en réaction à la dernière résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
Dans un discours prononcé ce samedi devant les cadres et responsables du Front Polisario et de l’Etat, M. Ghali exprimé la volonté de la partie sahraouie de coopérer de manière constructive avec le processus de paix, affirmant que les « approches unilatérales ne mèneront qu’à aggraver le conflit et à mettre en danger la région ».
Le dirigeant sahraoui a souligné que la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations unies mentionnait expressément le peuple du Sahara occidental et le Front Polisario, affirmant que les éléments décisifs dans l’équation pour résoudre le conflit du Sahara occidental sont le peuple sahraoui et l’Armée de libération sahraouie, qui doivent faire face aux complots de l’ennemi marocain, avec l’aide de parties influentes du Conseil de sécurité.
Commentant le dernier discours du Roi du Maroc, le président de la RASD l’a qualifié de faible, car le régime monarchique « continue de tromper le peuple marocain », comme il l’a fait lors de l’avis consultatif de la Cour internationale de justice en 1975, soulignant que le Maroc exporte ses crises internes et tente de les dissimuler avec des résolutions de l’ONU qui ne lui ont jamais été favorables.
Ghali a saisi l’occasion pour féliciter le peuple frère d’Algérie, à l’occasion du 71e anniversaire de la glorieuse révolution du 1er novembre, saluant la position ferme de l’Algérie concernant la juste cause du Sahara occidental.
Vendredi dernier, le Front Polisario a réitéré sa position de principe et exprimer son point de vue sur la dernière résolution adoptée par le Conseil de sécurité sur le Sahara occidental. Cette résolution 2797 (2025) a décidé de proroger le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) jusqu’au 31 octobre 2026, mais comporte certains éléments qui risquent de provoquer des dérives et des menaces sur la paix et la stabilité dans la région. Boudée par l’Algérie, l’adoption de cette résolution est déjà qualifiée par de nombreux observateurs de graves dérapages et un déni à la légalité internationale et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Dans son communiqué, le Front Polisario a estimé que « cette prorogation du mandat de la MINURSO constitue une preuve de l’engagement continu du Conseil de sécurité à trouver une solution juste et durable, conforme à ses résolutions sur le Sahara occidental ».
Dans sa résolution, souligne-t-il encore, le Conseil de sécurité rappelle toutes ses résolutions précédentes concernant le Sahara occidental, et réaffirme son engagement à aider les deux parties à parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable, conformément aux principes et aux objectifs de la Charte des Nations unies, garantissant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.
Selon le même communiqué, il est écrit que « le Conseil de sécurité a également appelé les deux parties à participer aux discussions sans conditions préalables et a laissé la porte ouverte à l’examen de toutes les propositions susceptibles de soutenir une solution finale acceptable pour les deux parties.
Le Front Polisario ajoute, dans le même texte, que cette résolution « ne tient pas compte et ne traite pas efficacement toutes les questions de fond soulevées par la majorité des Etats membres du Conseil de sécurité et par le Front Polisario dans sa lettre adressée au président du Conseil de sécurité le 23 octobre 2025, ni dans ses contacts bilatéraux avec la ‘’plume’’ et toutes les parties concernées ».