Gestion du foncier industriel : Vers la création d’une nouvelle agence – Le Jeune Indépendant
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Nationale

Gestion du foncier industriel : Vers la création d’une nouvelle agence

Gestion du foncier industriel : Vers la création d’une nouvelle agence

Le ministre de l’Industrie et de la Production Pharmaceutique, Ali Aoun, a annoncé, ce dimanche, la mise en place, prochainement, de l’Agence nationale du foncier industriel (ANFI), qui se chargera de la gestion du foncier industriel, ainsi que des opérations d’aménagement des zones industrielles et de leur raccordement aux voirie et réseaux divers.

Lors de son allocution au forum d’El Moudjahid, le ministre a mis l’accent sur la mise en place de l’ANFI, suite aux mesures prises lors du dernier conseil du gouvernement. Il a révélé, dans ce sens, la récupération d’un total estimé 6000 hectares de terrains « qui n’ont pas servi à l’investissement, et qui ont été exploités par des spéculateurs ayant des projets d’investissement fictifs », a-t-il précisé.

Après avoir évoqué l’état des lieux du secteur, le ministre a affirmé que la production agroalimentaire en Algérie a connu une avancée qualitative et que son département œuvre pour booster davantage cette production pour que ses produits puissent être compétitifs dans les marchés étrangers. Il a mis en avant l’importance de développer l’industrie locale, notamment la fabrication des huiles, la transformation du sucre, ainsi que la production de la levure qui présente, selon lui, un chiffre d’importation de 89 million de dollars, ajoutant que le ministère est en train d’accompagner quatre producteurs de levure, au niveau national.

Ali Aoun a également mis en exergue que les exportations algériennes de ciment ont continué à augmenter, pour dépasser les 700 millions de dollars en 2023, sachant que le pays importait cette matière il y a quelques années.

A ce propos, le ministre a indiqué que le secteur industriel national compte contribuer à hauteur de 10% au PIB de l’Algérie à l’horizon 2027, contre une contribution actuelle de 4,1%, à travers l’ensemble des secteurs, « dont ceux de l’automobile, du ciment, du pharmaceutique et de la transformation, notamment agroalimentaire » a-t-il précisé.

En outre, il a souligné que le secteur de la production pharmaceutique ainsi que celui de l’automobile sont les plus attirants pour les investisseurs étrangers, rappelant que le marché local est un marché demandeur, ce qui constitue une opportunité pour investir dans plusieurs domaines.

Concernant le secteur des automobiles, Aoun a affirmé qu’après la couverture des besoins du marché national en matière de véhicules, certaines usines locales telles que Fiat envisagent d’exporter ces véhicules à travers l’Algérie.

Il a également révélé que son département a accordé 18 licences pour l’importation de véhicules touristiques, avec un budget d’un milliard de dollars alloué à l’importation de 180 000 voitures. Dans ce sens, il a confirmé que plus de 150 000 véhicules touristiques ont été importés à ce jour, ajoutant que certains concessionnaires ont obtenu des licences mais n’ont pas encore livré la totalité des quotas.

Ali Aoun a également fait savoir que la plateforme numérique du ministère a reçu 20 000 plaintes contre les concessionnaires automobiles. Il a expliqué que son département opte pour la rationalisation du processus d’importation de voitures, poursuivant que pour le gouvernement, « les voitures sont nécessaires, mais pas une priorité, et nous devons nous concentrer sur les priorités ».

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